Master Intelligence Economique et Stratégies Compétitives https://master-iesc-angers.com Le Master Intelligence Economique axé sur l'exploitation des datas et de la cartographie Wed, 14 Nov 2018 14:26:11 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.0.1 L’accord de libre-échange UE- Mercosur: Opportunités et Contraintes https://master-iesc-angers.com/laccord-de-libre-echange-ue-mercosur-opportunites-et-contraintes/ Wed, 14 Nov 2018 14:23:51 +0000 https://master-iesc-angers.com/?p=2948 Au moment où les Etats Unis connaissent un retour au protectionnisme et commencent à se désengager de leurs partenaires commerciaux suite à l’arrivée de Donald Trump  au pouvoir politique en 2017 (notamment après la sortie brutale de son pays de… Continuer la lecture

L’article L’accord de libre-échange UE- Mercosur: Opportunités et Contraintes est apparu en premier sur Master Intelligence Economique et Stratégies Compétitives.

]]>
Au moment où les Etats Unis connaissent un retour au protectionnisme et commencent à se désengager de leurs partenaires commerciaux suite à l’arrivée de Donald Trump  au pouvoir politique en 2017 (notamment après la sortie brutale de son pays de l’accord commercial de libre-échange Asie-Pacifique (TPP) et la  demande de renégociation de l’ALENA), l’Union européen tente (Après 19 ans de pourparlers erratiques) de conclure un accord de libre-échange avec le Marché commun d’Amérique de Sud Mercosur qui rassemble quatre pays (l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay), un des plus grands marchés dans le monde et des plus fermés aux importations. L’accord inclut essentiellement l’assouplissement des limitations sur les exportations Mercosuliennes des produits bovines et de l’éthanol qui étaient exclus en 2016. En contrepartie le Mercosur devrait supprimer les droits de douane sur les exportations européennes dans les secteurs automobiles, la chimie, la pharmacie et les cosmétiques, progressivement sur une durée de 10 ans. L’accord inclut également la reconnaissance par le Mercosur de 357 produits ayant une indication géographique protégée (IGP).

 Un accord constitue pour l’UE, selon ses partisans, une opportunité à la fois géostratégique et économique qui lui permettra de pouvoir diversifier ses partenariats mondiaux et apportera en même temps des avantages économiques pour l’Europe en termes de croissance et d’emploi. L’accord prend en compte également des affaires importantes telles que le développement durable, le bien-être animal et le changement climatique, car les quatre pays du Mercosur ont signé l’accord de Paris. Cependant, les opposants à l’accord expriment leurs inquiétudes de par les menaces de la concurrence locale et régionale que pourrait générer l’assouplissement des droits de douane sur certains produits agricoles en Europe, notamment sur les produits issus à la filière bovine en France, ainsi de par d’autres aspects telles que les mesures sanitaires et les droits de propriétés intellectuelles.

Une histoire commune fluctuante entre les deux blocs (une histoire instable ou fragile entre les deux blocs puisque les négociations ont connu plusieurs cycles échoués)

 Depuis la déclaration de Rome en 1990 les négociations commerciales entre l’UE et le Mercosur ont connu différentes phases passants par plusieurs turbulences. En 1992 la Commission Européenne a signé un accord interinstitutionnel dans le but de fournir une aide technique et institutionnelle aux pays du Mercosur. Trois ans plus tard, les deux blocs régionaux ont signé à Madrid un accord de cadre-interrégional de coopération (dans le cadre de l’article 24 du GATT) dont l’objectif était d’établir une zone de libre-échange. Les négociations ont véritablement débuté en 2000 lors d’une réunion du comité des négociations bi régionales à Buenos Aires (Argentine) en vue de créer la plus vaste zone d’intégration commerciale dans le monde, regroupant 650 millions de personnes, avant que ces dernières négociations aient été interrompues en 2004.

L’échec de cette table ronde (cycle de négociation)  a été relié notamment à la difficulté pour l’UE d’inclure les produits agricoles et agro-industriels dans cet accord ainsi qu’à la question des subventions à l’agriculture à travers la Politique agricole commune (PAC), qui permet aux pays européens de protéger et de subventionner ses producteurs agricoles. En contrepartie, le Mercosur avait des difficultés à abaisser fortement ses droits de douanes, et le caractère imparfait de la zone de libre-échange du Mercosur engendrait d’autres problèmes concernant le secteur automobile, le droit de la propriété intellectuelle et les normes sanitaires et phytosanitaires. En 2010 l’Union Européenne et les états du Mercosur ont de nouveau relancé les discussions lors du sixième sommet qui s’est déroulé en Espagne entre l’UE et l’Amérique latine et les Caraïbes (ALC), mais celles-ci sont encore arrêtées en 2012. Depuis là, plusieurs turbulences ont entravé la signature de cet accord de libre-échange. En Europe, La crise de la dette publique grecque qui a été suivie par la crise de l’euro et l’opposition entre la France et le Royaume-Uni au sujet de financement de PAC. Le Mercosur de son côté a connu à cette époque plusieurs changements tels que la suspension du Paraguay en 2012 suite à la destitution du président Fernando Lugo et l’adhésion de Venezuela suivie également par sa suspension en 2016 pour des raisons politiques.

Un temps à l’arrêt, plusieurs séries de  négociations d’un TLC (Traité de libre commerce) ont eu lieu entre 2016 et 2017 à la faveur de l’arrivée au pouvoir de gouvernements pro-marchés en Argentine et au Brésil en 2016. La dernière ronde de négociations a eu lieu en septembre 2018 à Montevideo (Uruguay), les deux blocs auront voulu parachever le traité dans les plus brefs délais avant la fin des élections brésiliennes à l’issue d’une campagne stricte dominée par l’extrême droite, à son tour l’UE se prépare actuellement pour les élections du parlement européen qui se dérouleront en 2019 en pleine poussée des partis populistes. Mais là encore les perspectives semblent à nouveau s’éloigner,  le blocage porte toujours sur le secteur agriculture et plus précisément sur l’exportation de sucre, de bœuf et d’éthanol dans le marché européen. En outre, le Mercosur ne donne pas une suite favorable à la demande de l’UE d’accès au marché des services maritimes.

Les processus successifs de négociations ont mis en lumière des nombreux scénarios pour la conclusion possible d’un traité UE-MERCOSUR tout en analysant les avantages à en tirer et les défis à relever pour les deux blocs économiques.

Des atouts géostatiques et économiques au bénéfice de l’Europe

Pour le Mercosur,  un premier accord avec un grand bloc économique comme l’UE  constitue une opportunité évidente et nécessaire qui lui permettra de faire face à la concurrence de l’Alliance du Pacifique représentée par le Chili, la Colombie, le Mexique et le Pérou. L’accord bénéficiera notamment le Brésil qui, depuis 2014, ne profite plus du système de préférences généralisées SPG, étant classé par la Banque mondiale comme un pays à revenu intermédiaire. Brasilia se retrouve donc dans l’obligation de trouver un accord avec l’UE afin compenser cette perte.

De côté européen, l’accord constitue une opportunité ambitieuse qui lui permettra d’avoir un accès à un grand marché qui compte 260 millions de consommateurs. En effet, avec 82% du PIB total de l’Amérique du Sud, le Mercosur représente la zone économique et industrielle la plus dynamique par rapport aux autres organisations régionales dans l’hémisphère sud. L’accord va permettre également à l’UE de consolider son partenariat stratégique avec le Brésil, une puissance émergente et membre éminent des BRICS.

Un tel traité va sans doute renforcer les liens atlantiques de l’UE avec l’Amérique latine au détriment des autres géants partenaires commerciaux tels que les Etats-Unis, le Canada, le Japon, et plus particulièrement la Chine, qui est devenue en 2017 le principal partenaire commercial représentant 21,8% du commerce total du Mercosur, alors que l’EU s’est classée au deuxième rang (20,3% du commerce totale de Mercosur) devant les États-Unis (14,9%). L’échange commercial entre les deux blocs a atteint plus de 100 milliards d’euros en 2012, peu de temps avant la fin du boom des produits de base en 2014, mais a diminué à 86 milliards d’euros en 2017 avec une balance commerciale positive et croissante de 2 milliard d’euros pour l’Europe, alors qu’on 2016 la balance commerciale a affiché un excédent de 1 milliard d’euros. Les exportations de l’UE vers les quatre pays du Mercosur ont enregistré 44 milliards d’euros en 2017 alors que les exportations du Mercosur vers l’UE ont atteint environ 42 milliards d’euros.

Les relations commerciales entre les deux régions se caractérisent par un déséquilibre sectoriel, les importations européennes du Mercosur en 2017 incluent principalement les produits agricoles (22% des importations totales), tels que les produits alimentaires, les boissons et le tabac, les produits végétaux y compris le soja et le café (17%) et les viandes et autres produits d’origine animale (6%). Cependant, les exportations de l’UE vers le Mercosur comprennent en particulier, les machines (28%), l’équipement de transports (13% des exportations totales) ainsi que les produits chimiques et pharmaceutiques (22.8%). La finalisation de cet accord permettra, selon la commissaire européenne au commerce, l’élimination de plus de 4 milliards d’euros de droits de douane pour les entreprises européennes, soit huit fois plus que pour l’accord de libre-échange entre l’union européen et le Canada (CETA) et quatre fois plus que l’accord européen avec le Japon conclu récemment. En effet, le Mercosur, considéré une des régions les plus fermées aux importations mondiales, impose des barrières tarifaires historiquement très élevées (+35 % de droits de douane sur les voitures et les pièces détachées, 20-35% sur les machines, 35% sur les produits chimiques et 35% également sur les produits pharmaceutiques). La signature de l’accord va en trainer, selon les experts, une augmentation des exportations européennes de 25 % à 30 %.

Par rapport aux services et à l’investissement, l’accord diminuera toutes les sortes de barrières tarifaires qui contraignent les fournisseurs européens dans les secteurs clés de services, tels que les télécoms, transports, les services financiers les technologies de l’information et les services aux entreprises.

Les PME européennes seront également concernées par l’accord, notamment les PME françaises qui représentent 94% des entreprises françaises actives à l’exportation,  dans la mesure où elles seront capables de profiter pleinement des dispositions préférentielles contenues dans l’accord. L’UE et le Mercosur s’engageront ainsi à mettre en place des plateformes en ligne qui donneront aux PME un accès facilité à l’information nécessaire sur les exigences à l’importation.

Le futur accord apportera des avantages économiques pour l’Europe en termes de croissance et d’emploi, selon la commission européenne un milliard d’euros d’exportation soutient 14 000 emplois au sein de l’UE.

Des avantages pour le secteur industriel français

Selon les calculs de la Commission européenne, la France serait l’un des plus grands bénéficiaires de cet éventuel accord. Cela donnerait des opportunités à l’industrie française, notamment aux secteurs clés de l’automobile, la machinerie, la chimie et le produit pharmaceutique. En effet, parmi les pays européens la France était en 2015-2016 le premier exportateur vers les pays de Mercosur dans le secteur aéronautique, le deuxième exportateur des services et le troisième exportateur européen de produits pharmaceutiques, chimiques et de la plasturgie. Les exportations françaises vers le Mercosur ont atteint en 2016 environ 6 milliards d’euro de biens et 3 milliards d’euros de services, toutes ses exportations sont des produits à haute valeur ajoutée qui contribueront à favoriser la compétitivité des entreprises françaises et la création d’emplois. En ce qui concerne les importations, la France a importé en 2016 pour environ 3 milliards d’euro de biens du Mercosur, la moitié de ces importations concerne des matières premières et plus particulièrement des produits dont dépendent non seulement le secteur industriel, mais aussi les éleveurs de soja (1/4 des importations françaises provenant du Mercosur) et dont l’accès serait facilité grâce à cet accord.

Selon les conclusions d’une étude d’impact externe réalisée en 2016 par la Commission Européenne, les secteurs agricoles français seraient affectés de manière différente par l’ouverture du marché européen aux importations agricoles du Mercosur. En effet, certains produits agricoles offensifs, tels que les céréales, en particulier le blé, ainsi que les boissons (y compris le vin et les spiritueux) bénéficieraient d’une libéralisation accrue du marché.

Malgré ces nombreuses opportunités que pourrait offrir un traité UE-Mercosur, il reste à savoir quelles sont les contraintes qui empêchent la conclusion de cet accord.

Des questions agricoles à résoudre

L’agriculture reste toujours la pierre d’achoppement essentielle qui entrave les discussions entre les deux blocs. Selon l’étude d’impact externe de 2016, les produits agricoles sensibles de l’UE tels que le bœuf, le riz, la volaille et le sucre seraient dans une moindre mesure soumis à des pressions.

En revanche, l’afflux massif des exportations agricoles mercosuliennes vers le marché européen va provoquer une extension des cultures sur les territoires sud-américains, cela entrainerait des effets négatifs tels que la pression foncière, l’accaparement des terres ainsi qu’une augmentation de la déforestation, principalement dans les zones amazoniennes. L’organisation Greenpeace a publié en 2017 des éléments dénonçant la perte de près de 37 000 km2 de forêt amazonienne au Brésil en 2016, soit un territoire un peu plus petit que la Suisse. Cela aurait également des conséquences sur les droits humains et la contestation et répression sociale.

Parallèlement, certaines organisations agricoles européennes telles que La FNSEA, les Jeunes agriculteurs, la Fédération nationale bovine  se sont opposés à cet accord. Elles dénoncent en particulier les conditions d’élevage en Amérique du Sud, l’utilisation de fourrages OGM, ainsi que l’impact sur la production agricole européenne et française.

Inquiétudes autour des quotas de bœuf et d’éthanol

Lors de négociations bilatérales qui ont eu lieu à Bruxelles début 2018,  l’UE a déclaré qu’elle était prêt à améliorer son offre de viande bovine originaire de Mercosur afin d’avoir en retour un meilleur accès au marché Mercosulien en ce qui concerne le secteur d’automobiles européens ainsi que la protection de certaines indications géographiques. Ce qui a été jugé par certains  comme des concessions au Mercosur concernant leurs exportations de bœuf dans l’UE dans l’espoir d’élargir les débouchés dans le marché Sud-Américain.  Les éleveurs français en particulier craignent la mise en place de cet accord de par la forte concurrence déloyale qu’entrainera, dans le marché local, l’importation massive des bœufs sud-américains qui sont beaucoup moins chers que les bœufs français. En outre, les agriculteurs français redoutent les problèmes de qualité et de sécurité sanitaire puisque les produits bovins sud-américains importés ne seront pas soumis à la règlementation et aux normes sanitaires du marché européen. Selon les organisations syndicales, l’élevage de bovins, porcs et volailles dans l’Amérique du sud est essentiellement nourri à base d’OGM, en particulier de soja transgéniques.

Quant à l’éthanol (principalement issu de la canne à sucre, pour les agro carburants), il bénéficiera également de réductions tarifaires, au détriment des producteurs de betteraves sucrières en Europe. D’ailleurs, le Mercosur dénonce le faible volume de l’éthanol admis par l’Europe, qui  représente une offre 40 % moins intéressante par rapport à l’offre formulée par la Commission européenne lors de la première négociation en 2004. La plus grande partie de cet éthanol serait en effet dirigée vers l’industrie européenne, qui se plaint d’en manquer.

L’accès aux services maritimes de Mercosur

Durant la dernière ronde de négociations, l’UE a sollicité une demande d’éliminer les limitations imposées aux bateaux de marchandises européens naviguant en Amérique de sud, ce qui était inacceptable pour les pays de Mercosur, notamment le Brésil et l’Argentine, qui ont signé au temps du régime péroniste en Argentine, un accord créant une discrimination envers les bateaux européens qui les oblige à naviguer à vide.

La question de la propriété intellectuelle

Autre épine dans les négociations entre les deux parties, celle de la propriété intellectuelle et les droits d’auteurs. En effet cette affaire est très importante pour l’Europe afin de protéger brevets et secrets commerciaux des entreprises européennes. Par exemple, la Fédération Agraire Argentine (FAA) s’est opposée à l’accord de par l’imposition de la norme UPOV91 concernant les semences. Cette norme européenne, qui a été révisée en 1978 et puis modifiée en 1991, mènera à une série de limitations à l’usage des semences notamment pour les producteurs argentins, qui ne seront plus capables à conserver leurs semences pour les réutiliser les saisons suivantes ou pour développer de nouvelles variétés. D’autre part, l’association américaine Creative Commons reproche à l’accord la mise en place de dispositions étendant la durée des droits d’auteur à 70 ans après la mort de l’auteur, pour les pays ayant des durées plus courtes.

Outre l’accès aux marchés des produits agricoles, des dispositions relatives aux mesures sanitaires et phytosanitaires (SPS) et à la protection des indications géographiques (IGP) sont des questions essentielles pour l’UE. S’agissant des indications géographiques IGs, l’UE protègent déjà un liste de 357 produits indiqués IGP, près de 50 d’entre eux seront difficile à reconnaitre par le Mercosur, notamment les produits laitiers tels que la feta, le camembert de Normandie, le pruneau d’Agen, le jambon de Parme etc.

En conclusion, la volonté politique et les intérêts réciproques restent les premières conditions et les facteurs clés pour assurer le succès des relations commerciales. Un éventuel traité devra découler d’un dialogue dense, constructif et franc qui doit se développer entre l’Union européen et le Mercosur et ses associés notamment sur les secteurs sensibles de chaque bloc. Il est également nécessaire de reconsidérer les asymétries existantes entre les deux blocs en tant que points forts plutôt que comme des faiblesses.

REFERENCES

1- Drogué, Sophie, and Maria Priscila Ramos. “L’accord UE-MERCOSUR: le blocage agricole.” Chroniques des Amériques 5.22 (2005). https://archipel.uqam.ca/10193/1/Chro_drogue_ramos_05_22.pdf

2- Mamadou, Lamine Sarr.  “L’accord commercial UE/Mercosur : entre activisme brésilien et réticence argentine.” Centre d’études interaméricaines , Institut québécois des hautes études internationales (2014) http://www.cms.fss.ulaval.ca/recherche/upload/cei/fichiers/cei_mls_uemercosur_mar2014.pdf

3- Boulanger, Pierre, et al. “Cumulative economic impact of future trade agreements on EU agriculture.” European Commission (2016).

http://publications.jrc.ec.europa.eu/repository/bitstream/JRC103602/lb-na-28206-en-n_full_report_final.pdf

4- Négociations pour un accord de libre-échange entre l’Union Européenne et le Mercosur, MEDEF – Commission  International- (2010)

http://www.europarl.europa.eu/meetdocs/2009_2014/documents/dmer/dv/dmer_medef_9_2010_/dmer_medef_9_2010_fr.pdf

5- UE Trade with Mercosur, statistics of the European commission (2007-2017)

http://trade.ec.europa.eu/doclib/docs/2006/september/tradoc_113488.pdf

6- Report from the 35th round of negotiations of the Trade Part of the Association Agreement between the European Union and Mercosur Montevideo, 10 – 14 September 2018

http://trade.ec.europa.eu/doclib/docs/2018/october/tradoc_157432.pdf

7- https://www.lepoint.fr/economie/un-accord-de-libre-echange-entre-l-ue-et-le-mercosur-enfin-en-vue-12-12-2017-2179001_28.php

8- http://www.assemblee-nationale.fr/europe/rap-info/i2269.pdf

9- https://www.focus-economics.com/blog/mercosur_eu_free_trade_agreement

10- https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/09/14/commerce-le-projet-d-accord-entre-l-union-europeenne-et-le-mercosur-risque-de-nouveau-l-enlisement_5355031_3234.html

11- http://www.europarl.europa.eu/legislative-train/theme-a-balanced-and-progressive-trade-policy-to-harness-globalisation/file-eu-mercosur-fta

12- http://www.europarl.europa.eu/legislative-train/theme-a-balanced-and-progressive-trade-policy-to-harness-globalisation/file-eu-mercosur-fta

13- https://m.lesechos.fr/0301019297275.htm

14- https://franceoea.org/spip.php?article1305

15-https://www.greenpeace.fr/traite-ue-mercosur-menace-forets-climat/

L’article L’accord de libre-échange UE- Mercosur: Opportunités et Contraintes est apparu en premier sur Master Intelligence Economique et Stratégies Compétitives.

]]>
Artificial Intelligence, Machine Learning, and Deep Learning: Same context, Different concepts https://master-iesc-angers.com/artificial-intelligence-machine-learning-and-deep-learning-same-context-different-concepts/ Mon, 16 Apr 2018 09:20:17 +0000 https://master-iesc-angers.com/?p=2894 Since the industrial revolution in England in the eighteenth century, the world has begun to transform itself into an era of modern technology and industries, clearly reflecting human life and well-being and the search for higher and more effective means… Continuer la lecture

L’article Artificial Intelligence, Machine Learning, and Deep Learning: Same context, Different concepts est apparu en premier sur Master Intelligence Economique et Stratégies Compétitives.

]]>
Since the industrial revolution in England in the eighteenth century, the world has begun to transform itself into an era of modern technology and industries, clearly reflecting human life and well-being and the search for higher and more effective means of resting and enjoy life. When we mention the word industrial revolution, most of us believe that it was only one industrial revolution that took place in England. Now the world is witnessing a fourth industrial revolution.

The Fourth Industrial Revolution offers many unique growth opportunities for the different economies of the world, unlike the previous industrial revolutions that focused only on automating production processes and increasing earnings. The fourth industrial revolution has a completely different model: it is a combination of physical, digital and biological worlds.

In the context of this modern revolution, the integration of artificial intelligence and robotics into our daily life is accelerating. Artificial intelligence and machine learning will become an essential part of everything we use in our lives, such as home appliances, cars, sensors and drones.

This new revolution, driven by the development of artificial intelligence in recent decades, unleashed an astonishing range of potentials, including the discovery of genetic mysteries and the opening of the human brain. These new technologies seek to find faster, more efficient, smarter and faster ways to accomplish different daily tasks or even, in other cases, to develop an artificial intelligence beyond human intelligence. How can we then define artificial intelligence?

Since the invention of computers and machines, their ability to perform various tasks has grown exponentially. A branch of computing called artificial intelligence is pursuing the creation of computers or machines as intelligent as human beings.

According to the father of artificial intelligence, John McCarthy, AI stands for “The science and engineering of intelligent machine manufacturing, especially intelligent computer programs”.

However, the precise definition and meaning of the word intelligence, and even more of artificial intelligence, is the subject of much discussion and confusion.

The definition of artificial intelligence in textbooks is based on two dimensions: the process of thinking and reasoning, and behavior.

Therefore, instead of looking at a general definition of artificial intelligence, we must restrict ourselves to definitions according to the dimensions mentioned above. These dimensions give many definitions classified in the following four categories: Systems that think like humans, systems that act like humans, systems that think rationally, and systems that act rationally.

The first two categories evaluate artificial intelligence in relation to human performance, while the last two categories measure it to an ideal concept of intelligence which is “rationality”.

Historically, the evolution of AI followed these four approaches. However, there is a strong tension between AI centered on the man and that which appeals to the concept of rationality. The first is defined as an empirical science based on hypotheses and experimental evidence. On the other hand, the rationalist approach is interested in creating systems based on the evolution of mathematics and engineering.

AI is developing with such incredible speed sometimes it seems magical. Researchers and developers believe that AI could become so powerful that it would be difficult for humans to control. Humans have developed AI systems by introducing all possible intelligences, in order to reduce the effort and time needed to perform the tasks they deem tedious.

Artificial intelligence has an explicit impact on economic growth since it directly affects the production functions of goods and ideas. However, the advance of artificial intelligence and its macroeconomic effects will depend on the potentially rich behavior of companies. Incentives and company behavior, market structure, and sectorial differences are directly affected by the presence of artificial intelligence and expert systems.

Other AI disciplines have emerged in recent years. Machine Learning, Deep Learning, Referral Systems, and Prediction Systems are more often spoken in companies. However, with these confusing designations, we cannot detect the difference between theseconcepts and their relationship with the concept of AI.

In this paper, we will try to shed light on these concepts and to try to define the relation between the notions that connect them.

Artificial intelligence is the future, artificial intelligence is science fiction, and artificial intelligence has become part of our daily lives. All of these statements are true. They only depend on the perspective of artificial intelligence.

When Google Deep Mind’s Alpha Go defeated South Korea’s Lee Se-Dol in the GO game in early 2016, Artificial Intelligence, connected to Machine Learning and Deep Learning, was used in the media to explain how Google’s Deep Mind won over Lee Se-Dol, but in fact these three terms (artificial intelligence, learning machine, and deep learning) are not the same thing.

To illustrate the relationship between these terms we can use concentric circles:

  • Artificial intelligence AI: The larger circle is the idea that emerged first in this field
  • Machine learning: In the middle it flourished later after the AI
  • Deep Learning: The smallest circle is an expansion of AI at present

One of the best visual representations of this relationship: those found on the Nvidia code (Artificial Intelligence Computing Leadership). It provides a good starting point for understanding the differences between artificial intelligence, machine learning and deep learning.

Artificial Intelligence

Artificial intelligence emerged for the first time when a group of computer scientists announced at the Dartmouth Conference in 1956 the birth of artificial intelligence, and since then artificial intelligence has become the harbinger of a bright technological future for human civilization.

Artificial intelligence has expanded significantly over the past few years, especially since 2015 thanks to the availability of GPUs that can perform parallel processing faster, cheaper and more powerful, in parallel with virtually infinite storage capacity and large data flow of all kinds such as images, financial transactions, map data and many more.

In 1956, the dream of the pioneers of artificial intelligence was to build complex machines based on new computers with the same characteristics as human intelligence. This concept was called “General AI”, which is a machine that possesses all human senses and ideas. The aim was to build a machine that thinks as we do.

However, what we can create are machines called “Narrow AI”, which are techniques that can perform specific human quality tasks or even better. An example of Narrow AI is operations such as Image Classification in the Pinterest application or Face Recognition on Facebook.

Computer scientists have known artificial intelligence in different ways, but in its core, artificial intelligence involves machines that think in the way humans think. Of course, it is difficult to determine whether the machine is thinking or not! Building artificial intelligence on a practical level involves building a computer system that is better at “doing” things than humans.

In the last decade, artificial intelligence has moved from science fiction to reality. News such as IBM’s Artificial Intelligence Watson winning the program of the prestigious American competitions Jeopardy and Google Artificial Intelligence defeating the world champion in Go, redefines artificial intelligence to the forefront of public awareness.

Today, every technological giant invests in artificial intelligence projects, and most of us interact with artificial intelligence programs every day every time when we use smartphones, social media, search engines, and e-commerce sites. One type of artificial intelligence that we interact with a lot is “machine learning”.

Machine learning

The simplest definition of machine learning is the use of a set of algorithms to analyze data, learn from it, and then determine or predict a set of events. Instead of writing code for a specific program using a set of instructions to accomplish a task, machines are trained with a set of data and algorithms that gives it the ability to learn how to execute a task.

Machine learning came from the early pioneers of artificial intelligence, the methods used for learning algorithms that included learning through Decision Tree, Inductive Logic Programming, Clustering, Reinforcement Learning, Bayesian networks, and other algorithms.

One of the best areas of machine learning applications for the coming years is computer vision. The main purpose of the computer vision concept is to enable a machine to analyze processes and understand one or more images taken by an acquisition system. It uses the classification method by building classifiers, such as Edge Detection Filters, where the program can determine the beginning and the end of a particular image, or the Shape Detection program to determine whether an object consists of 8 ribs, for example.

Other filters include the classifier to identify characters such as “S-T-O-P”. Through all previous programs, an algorithm can be developed to understand the image and learn how to determine if the traffic signal is a stop signal.

The algorithm we talked about contains some errors, especially on a foggy day when the traffic signal is not clearly visible or a tree obscures part of the traffic signal. Computer Vision and Image Detection did not come close to competing with humans until very recently. It was very fragile and made many mistakes, but this subject developed greatly with Deep Learning.

Many companies that provide online services use machine learning to build their own recommendation engines. For example, when Facebook decides what to show in your newsfeed, when Amazon determines what products you might want to buy, when Netflix offers movies you may want to watch. All these recommendations are based on predictions based on patterns in their current data.

Currently, many businesses are beginning to use machine learning capabilities in predictive analyzes. Big data analysis has become more popular as well as machine learning and has become a key feature of many analytical tools.

Indeed, machine learning became more relevant to statistics, evidence extraction, and predictive analyzes. Some argued that it should be classified as a field separate from artificial intelligence. However, systems can provide artificial intelligence features such as natural language processing and automation. Machine learning systems do not necessarily require any other artificial intelligence properties.

Other people prefer to use the term machine learning because they think it seems more technical and less frightening than the term artificial intelligence. In one comment on the Web someone said that the difference between the two terms is that ” the machine learning actually works.”

Deep Learning

Deep Learning is a new area of Machine Learning research, which has been introduced with the objective of moving Machine Learning closer to one of its original goals: Artificial Intelligence.[1]

Thanks to deep learning, AI has a bright future. Indeed, deep learning has enabled many practical applications of machine learning and by extension in the overall field of AI. Deep Learning breaks down tasks in ways that makes all kinds of machine assistance seem possible. Driverless cars, better preventive healthcare, even better movie recommendations, are all here today or on the horizon. AI is the present and the future. With deep learning’s help, AI may even get to that science fiction state we have for so long imagined.[2]

The neural network algorithm has recently emerged, inspired by the biological structure of our brain and its interconnections between neurons. However, unlike the biological brain where any neuron can bind to any other neuron, these neural networks are linked in specific directions of data diffusion. For example, you can take a picture, divide it into a group of sections, insert it into the first layer of the neural network, and then pass to the second layer, which performs a specific task and so on until we reach the last layer, the output layer from which we get the final outputs.

Each neuron assigns a specific weight to its input. The type of task performed determines this weight; the result determines the value of the required weights. The example of the traffic signal is usually given to explain the concept. The signal image is divided into set properties. These properties are examined by neuronal cells, to determine whether this signal is a stop signal or otherwise depending on the probability theory.

In our previous example, the system was 86% sure that it was a stop signal, 7% as a speed limit marker and 5% as not a signal. The structure of the network is here to determine whether the previous results are true or false.

From the previous example, it is likely that during the network’s training process it brings many false answers at first. The training process requires thousands of images so that the weights at the entrances of neuronal cells are accurately adjusted to obtain a correct answer every time we test them, regardless of the peripheral state of the sign (fog, sun, rain, etc …). At this stage, the neural network has taught itself how the traffic signal looks.

Andrew Ng was one of the first to use deep learning in Google where he developed an application called Herding cats. This app was developed to capture images of all cats on YouTube videos. Andrew Ng adopted the expansion of the neural network by increasing the number of layers and nodes, and then passed a huge amount of data on the neural network to train them, but in this case, the data were images extracted from about 10 million videos from YouTube.

Today, image recognition systems trained by deep learning have become better than humans, beginning with cat identification down to identify leukemia markers and tumors from magnetic resonance imaging. Google’s Alpha Go has used all of the previous techniques to master the Go game by training the neural compass and playing with itself repeatedly.

Deep learning has made many machine-learning ideas workable by expanding the field of artificial intelligence auto-driving, better preventive health care and many other services. Artificial intelligence is the present and the future. With its, it is possible to achieve things that we considered science fiction in the past.

Limits of artificial intelligence and machine learning: deep learning, neural networks, and cognitive computing

Of course, machine learning and artificial intelligence are not the only terms associated with this field of computer science. IBM often uses the term “cognitive computing”, which is a synonym with the term artificial intelligence.

But some other terms have a unique meaning. For example, artificial neural networks are a system designed to process information in ways similar to biological brainwork methods. Things can be confusing because neural networks tend to be particularly good at learning the machine, so these terms are sometimes confused.

In addition, neural networks provide the foundation for deep learning, a kind of machine learning. Deep learning uses a set of machine learning algorithms that work in multiple layers. This has been made possible, partly, by systems that use graphics processors to handle a large amount of data at the same time.

If you are confused by all these terms, you are not alone. Computer scientists continue to discuss their precise and disciplined definitions and will probably continue for more time. As companies continue to pump more money into artificial intelligence research and machine learning, more terminology will likely appear to add more complexity to these issues.

IBM seeks to model artificial intelligence similar to the human brain

In keeping with developments in artificial intelligence, companies and developers want to restructure the fundamentals of artificial intelligence by testing “human intelligence” and studying how machines and software can imitate it. IBM has embarked on this ambitious task of teaching artificial intelligence to act like the human brain.

The many existing “machine learning” systems have been built to derive information from sets of data, which may be used to solve problems, such as the Chinese game of Go, or to identify “skin cancer” through images, but that is limited and different from the human brain.

Human beings learn gradually, they learn from their daily lives. As humans receive information throughout their lives, their minds adjust to accommodate information that is different from most existing artificial systems, as well as the logic of human beings, and the skills they have to solve problems that artificial systems do not work in dealing with it.

IBM is seeking to develop these smart human-like thinking systems, as well as a team of researchers from Google’s Deep Mind, which has created a “neural network” that uses “logical reasoning” to perform tasks.

The network was able to pass the test by recognizing the target with a precision of up to 96% compared to the modest score achieved by traditional machine learning models ranging from 42% to 77%. The advanced network was able to deal with the “language problems” being developed in full swing, the researchers also develop the ability of the network to observe and retain memories as well as reasoning skills.

The future of artificial intelligence can be expanded through these strategies. “The learning of neural networks needs a lot of hard work to get the best design,” said Irina Erich, a member of IBM’s research team in an interview with Engadget. And it would be great if those networks were able to build themselves.”

By Nada and Nadia Berchane, students in competitive intelligence at the University of Angers

Bibliography

[1]       Medium,  Calum McClelland, The Difference Between Artificial Intelligence, Machine Learning and Deep  Learning, Dec 4, 2017, www.medium.com

[2]        FICO, Advanced Artificial Intelligence and Machine Learning, www.fico.com

[3]        Quora, Youssef KHASHEF, What is the Difference between Neural Networks and Deep Learning?, Dec 19, 2015, www.quora.com

[4]        DZone, Dawn PARZYCH, Artificial Intelligence vs. Machine Learning vs. Deep Learning, Sep 22, 2017, www.dzone.com

[5]        RIA, Robotics Online, Applying Artificial Intelligence and Machine Learning in Robotics, Jan 11, 2018, www.robotics.org

[6]        TNW, Tristan GREENE, IBM and Unity are teaming up to bring Watson’s AI to VR and AR games, www.thennextweb.com

[1] Deep learning, moving beyond shallow machine learning since 2006, www.deeplearning.net

[2] What’s the difference between artificial intelligence, machine learning and deep learning? www.nvidia.com

L’article Artificial Intelligence, Machine Learning, and Deep Learning: Same context, Different concepts est apparu en premier sur Master Intelligence Economique et Stratégies Compétitives.

]]>
Twitter : Tout ce qui se dit sur les opérateurs téléphoniques https://master-iesc-angers.com/twitter-tout-ce-qui-se-dit-sur-les-operateurs-telephoniques/ Fri, 13 Apr 2018 14:44:40 +0000 https://master-iesc-angers.com/?p=2749 La fouille d’opinions dans les réseaux sociaux, en particulier sur Twitter qui est un excellent substitut, permet l’analyse des réactions des internautes ainsi que l’identification des leaders des opinons dans un domaine donné. Cette opération est moins coûteuse que les… Continuer la lecture

L’article Twitter : Tout ce qui se dit sur les opérateurs téléphoniques est apparu en premier sur Master Intelligence Economique et Stratégies Compétitives.

]]>
La fouille d’opinions dans les réseaux sociaux, en particulier sur Twitter qui est un excellent substitut, permet l’analyse des réactions des internautes ainsi que l’identification des leaders des opinons dans un domaine donné. Cette opération est moins coûteuse que les enquêtes d’opinions.

En effet Twitter est un outil de microblogage permettant à toute personne voulant partager une idée, de communiquer via un message limité à 280 caractères. Les utilisateurs avec un nom d’utilisateur (@) peuvent interagir entre eux tout en identifiant le mot clé de leurs discussions avec un Hashtag (#).

La téléphonie est un des secteurs les plus sensibles à la critique, cela est dû à la démocratisation des Smartphones, les utilisateurs n’hésitent plus à exprimer publiquement leur opinion sur tout opérateur téléphonique. Cependant, Twitter est le premier réseau social qui regorge de toutes sortes d’opinions.

En France, il existe principalement quatre opérateurs, à savoir : Bouygues Telecom, Free, SFR et Orange.

Sur l’infographie, on remarque qu’Orange est l’opérateur mobile qui est le plus déployé en nombres d’abonnés (followers) qui atteignent les 170 mille. Cependant il reste peu actif : 34.1 mille tweets, en comparaison avec Bouygues qui dépasse les 500 mille tweets. SFR et Free donnent moins d’importance à twitter avec seulement 44k et 22k tweets.

Pourquoi opter pour Twitter comme plateforme d’analyse de sentiments adéquate ;

  • Les textes sur lesquels on travaille sont courts et presque de taille équivalente ;
  • Les textes sont plus focalisés sur un sujet ou un aspect bien déterminé : identifiables à l’aide d’un # ou d’une mention @ ;
  • Les internautes sont identifiables à l’aide de @, même si Twitter reste une plateforme où l’anonymat est répandu ;
  • Les textes sont à jour, et la réactivité des internautes est dynamique : La détection des tendances par rapport à un sujet devient plus facile.

I. Mise en contexte :

Les utilisateurs partagent leurs opinions en temps réel sur différents sujets à propos des opérateurs téléphoniques, en exposant leur satisfaction sur un produit donné ou en se plaignant des différents problèmes rencontrés.

Par ailleurs, les opérateurs téléphoniques peuvent utiliser ainsi les tweets pour collecter les opinions de leurs utilisateurs et avoir un sentiment général sur leurs produits.

Différentes actions sont possibles sur twitter :

  • Liker : cela veut dire que le texte vous plait et que vous avez envie de l’archiver pour une consultation antérieure.
  • Retweeter (RT) : le texte est intéressant et vous voulez le partager avec vos abonnés. Ce partage permet la visibilité du tweet sur votre profil mais avec un nom d’utilisateur différent.
  • Citer : permet de partager le tweet tout en ajoutant votre propre avis, commentaire, opinion à propos de l’information contenue dans le tweet.

L’API twitter

Twitter met à notre disposition des API (interface de programmation) qui permettent d’accéder par programme aux tweets et de réaliser ce qu’on appelle du data mining. Les perspectives sont nombreuses. Elles vont des statistiques descriptives simples (ex. quels sont les auteurs les plus actifs, quels sont les messages les plus retweetés, etc.) à des investigations plus sophistiquées (ex. quels sont les thèmes émergents, des communautés se sont-elles formées, etc.). Ainsi, les tweets se prêtent à de multiples explorations.

Pour chaque Tweet collecté on a :

 – des attributs qui concernent le tweet lui-même : Le contenu (du texte) – Les hashtags s’ils existent- La date de la publication.

des attributs qui concernent la position géographique : Pays

des attributs qui concernent le profil d’utilisateur : Le pseudonyme – Le nom d’utilisateur et l’identifiant.

R comme outil pour le datamining

Dans cet article, nous montrons comment accéder à des tweets principalement liés au thème choisi : les opérateurs téléphoniques français. Nous initierons une étude relativement basique des propriétés des tweets dans un premier temps. Nous enchaînerons ensuite sur l’exploitation du contenu des messages. Nous travaillerons sous R en nous appuyant sur le package “twitteR” de Jeff Gentry qui se révèle particulièrement pratique.

II. Extraction des tweets

La fonction searchTwitter() permet de chercher des tweets en ligne. Plusieurs paramètres sont disponibles. Dans notre exemple ci-dessous, nous spécifions le mot clé qui permettra de les sélectionner, nous limitons le nombre de messages extraits à n = 5000, nous nous intéressons aux documents en langue française (lang).

Le hashtag est devenu le filtre indispensable pour trier l’information qui se déverse des robinets sociaux. Le choix du bon hashtag est essentiel pour augmenter ses chances d’être lu. Bien le choisir est une étape essentielle.

Cependant, pour avoir les bons mots clé nous avons eu recours au site Hashtagify. Ce dernier est une véritable encyclopédie du Hashtag et un outil qui permet de trouver les meilleurs hashtags.

Il est très important de noter que nous ne savons  pas comment choisir les n=5000 tweets précisés précédemment. Et pour plus de précision, l’extraction a été lancée le 22 décembre 2017.

Après l’extraction se fait le stockage des tweets dans une structure data.frame. Puisque nous disposons d’une liste, les traitements sont encore plus facilités lorsque nous passons par une structure data.frame via la commande twListToDF(). Nous disposons ainsi d’un tableau rectangulaire avec n= 5000 lignes (tweets) et p = 16 colonnes.

III. Quelques statistiques descriptives

  1. Analyse des auteurs

Une fois la data.frame en main, il est facile d’établir la liste des 10 auteurs les plus prolifiques avec le nombre de messages envoyés. Mais il peut être biaisé par le fait que certains messages sont en réalité de simples retweets. Ainsi un nettoyage s’impose.

Dans la suite de l’article, les scripts ne seront appliqués que sur Bouygues Telecom. Une procédure qui peut être faite aussi pour les trois autres opérateurs téléphoniques : de la même manière en suivant les mêmes étapes.

2.Top des tweets : analyse de la popularité

Les internautes retweetent les messages lorsqu’ils ont en apprécié la teneur. Parmi les messages qui sont des retweets, nous essayerons d’isoler le message qui est le plus populaire. Mais avant de les extraire il est important d’éliminer les messages en doublon. Nous nous servons de la fonction duplicated() qui permet de les identifier.

Le script appliqué sur Bouygues remonte les deux tweets les plus retweetés, concernant Bouygues Telecom.

IV. Analyse du contenu du tweet

Avant d’analyser les thèmes, il est nécessaire de procéder à un nettoyage des lignes de la table, à savoir :

Le caractère “#” joue un rôle particulier sur Twitter. Il permet de désigner un hashtag, un sujet relatif au message que l’on rédige ou en relation avec nos préoccupations. Plusieurs hashtags peuvent donc apparaître dans un même message. Nous recensons l’ensemble des thèmes cités sous forme de hashtag dans l’ensemble de nos tweets.

Nous affichons les thèmes sous forme de wordcloud :

Conclusion

L’étude des tweets est un axe fort de l’analyse des réseaux sociaux parce que Twitter est devenu un vecteur de communication important. Cet exemple montre qu’il est aisé d’initier une première analyse à partir de données extraites directement en ligne.

Lorsqu’il s’agit d’aller dans le détail, explorer en profondeur les informations que recèlent les messages, l’affaire est tout autre. La phase de préparation des données prend une grande importance. De la rigueur dont nous faisons preuve dans cette étape dépendra la crédibilité des résultats que nous produirons.

Par Ghita Tagnaouti et Sara Lgana, promotion 2017-2018 du M2 IESCI

Bibliographie et webographie

L’article Twitter : Tout ce qui se dit sur les opérateurs téléphoniques est apparu en premier sur Master Intelligence Economique et Stratégies Compétitives.

]]>
L’eSport un outil stratégique pas si loin des sports « traditionnels » https://master-iesc-angers.com/lesport-un-outil-strategique-pas-si-loin-des-sports-traditionnels/ Fri, 13 Apr 2018 11:39:10 +0000 https://master-iesc-angers.com/?p=2901 Lors d’un précédent article, intitulé « L’eSport c’est quoi et pourquoi ? », nous présentions cette discipline en pleine expansion, certaines des grandes compétitions qui existent, pouvant rassembler des millions de spectateurs de même que des millions de dollars de récompenses mais aussi… Continuer la lecture

L’article L’eSport un outil stratégique pas si loin des sports « traditionnels » est apparu en premier sur Master Intelligence Economique et Stratégies Compétitives.

]]>
Lors d’un précédent article, intitulé « L’eSport c’est quoi et pourquoi ? », nous présentions cette discipline en pleine expansion, certaines des grandes compétitions qui existent, pouvant rassembler des millions de spectateurs de même que des millions de dollars de récompenses mais aussi l’expansion progressive de l’eSport dans nombre de pays et les enjeux qui peuvent en ressortir.

En effet, s’il existe un pays qui rayonne particulièrement en matière d’eSport c’est bien la Corée du Sud et ce rayonnement est tel qu’il fait office de soft power pour le pays. Ils ont ainsi une vision de l’eSport plus vieille et plus développée que la nôtre, en lien avec une acceptation de celui-ci comme discipline sportive bien plus étendue contrairement aux pays occidentaux où bien qu’une évolution soit en marche (évolution assez récente d’ailleurs), l’acceptation de l’eSport comme discipline sportive fait débat.

Si l’on connait donc une évolution, concernant le développement et l’acceptation de l’eSport, c’est plus que probable qu’elle soit due à l’importance que prend le marché de l’eSport dans le monde. Les recettes sur le marché européen à lui seul devraient atteindre, selon une étude menée par SuperData pour Paypal, en 2018, 345 millions de dollars sachant que dans ce chiffre on laisse de côté les marchés asiatiques et américains qui sont prépondérants. Il nous faut également rajouter à ceci que ce marché est étroitement lié à celui de l’industrie du jeu vidéo qui affichait un chiffre d’affaires mondial de 91,8 milliards de $ en 2015 avec de bonnes perspectives de croissance.

Nous pourrons alors rajouter au fait que si les mœurs évoluent et que l’eSport est de plus en plus répandu et accepté à travers le globe, il est malgré les apparences plus proche des sports, que l’on qualifiera de « traditionnels », qu’on ne pourrait le penser de prime abord et qu’il se révèle être un outil stratégique, présentant surement par la même occasion des enjeux commerciaux plus directs qu’un autre match de sport puisque l’eSport est directement, de par sa nature, relié à un produit.

Nous effectuerons ainsi une comparaison entre le sport traditionnel et l’eSport de manière à le présenter comme pas si éloigné que cela de ces sports et qu’à ce titre, il est tout autant légitime et présente tout comme eux des enjeux de rayonnement pour un pays, une société mais aussi de manière plus globale des enjeux stratégiques pour les différents agents qui peuvent graviter autour de cette sphère.

Dans cette optique, nous pourrons relever notamment deux points, un premier qui fait le parallèle entre des caractéristiques de ces deux types de sports et un deuxième présentant l’eSport comme une continuité du sport traditionnel. Nous ne ferons pas ici de lien de présentation d’arguments qui visent à faire un parallèle entre l’eSport et le sport d’adresse, en dépit des détracteurs de l’eSport le réfutant comme sport car ne requérant pas de dépense énergétique qui serait lié à une activité physique, en vue de le légitimer mais nous présenterons plutôt les similitudes qui existent dans la forme des compétitions et la pratique de ces disciplines.

En effet, à ce titre nous ferons le parallèle entre le système de ligue qu’emploient des sports tels que le Basket avec la NBA (National Basketball Association), le foot avec la Champions League ou encore le football américain avec la NFL (National Football League).

Il s’avère que dorénavant la compétition qui existe dans l’eSport autour de grande licence se fait de plus en plus dans un système de ligue parfois même autour d’équipes franchisées comme l’« Overwatch League ». Dans la même ligne de plus en plus de sports classiques se voient aussi numérisés et avec ces jeux se développent aussi des ligues de championnats tels la « NBA 2K League » (ligue comprenant plus d’une quinzaine de franchise).

Il se trouve en fait qu’au même titre que les sports traditionnels, dans le domaine de l’eSport, les personnes ou les équipes qui participent à des compétitions de haut niveau suivent également un entrainement intensif sous la tutelle d’un coach, de personnes essentiellement destinées à l’analyse de stratégie à adopter ou savoir anticiper et en plus de ceci comme le phénomène prend une ampleur considérable, les sponsors eux aussi prennent une grande importance autant dans le financement des équipes, des événements que dans l’attribution de ceux-ci.

Il existe, donc au même titre que les sports classiques dans le haut niveau, un réel encadrement et organisation de l’équipe ou du joueur pour le pousser à la meilleure performance possible en passant par l’établissement de stratégies, l’analyse des autres comportements et toutes les différentes pratiques qui peuvent exister pour obtenir d’un individu le meilleur résultat possible. Autour des grandes licences amenant de grandes compétitions tout comme les autres sports, ils se forment des communautés de fans et rassemblent de nombreux spectateurs d’où l’importance de fabriquer des événements avec un certain faste pour à la fois garder une certaine fascination pour cet environnement mais aussi pour satisfaire à la fois les performers et les spectateurs.

A partir de ce moment-là, vient la nécessité d’un apport financier en amont et donc l’importance des sponsors et investisseurs. Une chance que le marché soit en forte expansion et permette la création d’événements gigantesques car en effet, les investisseurs de toutes parts veulent s’introduire dans ce marché de l’eSport et capter une partie des recettes. Actuellement, le marché est en pleine ébullition de telle sorte que les chaînes télévisées, les clubs sportifs, de grands groupes et acteurs de toute part s’y intéressent et commencent à investir dans des entreprises organisatrices d’évènement, dans des équipes, en rachètent ou décide de se doter d’un pôle lié à cette discipline (puisqu’en plus d’intérêt financier, il s’agit d’un remarquable outil marketing).

Dans le même temps, alors que l’eSport dans son organisation présente un certain nombre de similitudes avec les autres sports, on peut également voir cette discipline, dans certains cas, comme une continuité de ces sports traditionnels. En effet, ceci prend sens dans la logique où des sports comme le football ou le basket se voient traduits en jeux numériques (à savoir NBA 2K.. et Fifa) qui grâce au succès de ceux-ci amène au développement de compétitions en rapport avec ces jeux. Or, une des premières vocations de l’eSport en plus de répondre à une demande bien particulière, c’est aussi la promotion de ce genre de jeux, la promotion d’un sport. Dans ces situations, sport et eSport se retrouvent étroitement liés, d’autant plus que dorénavant presque tous les clubs de football se sont dotés d’un pôle eSport dans un but à la fois marketing et financier.

Ces éléments font la transition avec le prochain point qui présente donc l’eSport comme un outil stratégique. En effet, enjeu économique pour certain, marketing, promotionnel, ou d’influence pour d’autres, l’eSport se révèle aujourd’hui comme une discipline, certes, sportive mais aussi au cœur de nombreuses stratégies dans notre monde en guerre économique.

Tout d’abord comme nous l’avons soulevé concernant les clubs sportifs, l’eSport est avant tout un outil marketing faisant la promotion, d’un jeu, d’un sport et dans le cas d’entreprise éditrice de jeux vidéo il n’est pas étonnant de les retrouver développer des campagnes publicitaires faisant la promotion de leurs tournois qui font eux même la promotion de produits de l’entreprise, chacun stimulant donc l’autre. L’eSport touchant de plus en plus de strates de la société, désormais d’importants groupes s’y introduisent tel Webedia faisant main basse sur le marché de l’eSport français et s’appropriant à la fois des équipes mais aussi des sociétés organisatrices d’événement de l’eSport, dans l’accompagnement des joueurs et voulant même développer une chaîne télévisée consacrée à l’eSport. Cet outil puissant capable de fédérer des millions de spectateurs est de fait au cœur d’intérêts financiers reliés à des produits, à des sports, à des stratégies promotionnelles que ce soit pour une discipline ou un produit et devient en plus de ceci le point central de l’émergence de nouvelles filières économiques et de soft power en ce qui concerne le rayonnement d’équipes affiliées à un pays. L’enjeu est de taille entre les conglomérats qui investissent dans le secteur, l’apparition d’annonceurs, les stratégies des sponsors et des entreprises avec des intérêts financiers croissants parallèlement à la croissance des montants mis en jeu.

Par Léandre Meier, promotion 2017-2018 du M2 IESCI

Sources

https://www.afjv.com/news/6197_chiffre-d-affaires-mondial-des-jeux-video-2015-2016-2019.htm

https://www.afjv.com/news/7624_etude-sur-le-marche-de-l-esport-revenus-audiences.htm

http://www.e-marketing.fr/Thematique/media-1093/Breves/Comment-integrer-eSport-dans-votre-mix-marketing-320180.htm#gSZObmmbrLJH4TMT.97

http://fr.webedia-group.com/article/webedia-entre-dans-une-nouvelle-dimension-esport-avec-l-eswc-toornament-com-bang-bang-management-et-le-psg_a158/1

https://www.ladepeche.fr/article/2017/10/30/2675533-webedia-lance-1ere-chaine-francaise-consacree-e-sport.html

https://www.lequipe.fr/Esport/Actualites/Esport-17-equipes-participeront-a-la-premiere-nba-2k-league-en-2018/798485

http://www.lemonde.fr/pixels/article/2017/09/01/l-e-sport-une-belle-affaire_5179567_4408996.html

L’article L’eSport un outil stratégique pas si loin des sports « traditionnels » est apparu en premier sur Master Intelligence Economique et Stratégies Compétitives.

]]>
Les tendances autour de l’intelligence artificielle en 2018 https://master-iesc-angers.com/les-tendances-autour-de-lintelligence-artificielle-en-2018/ Thu, 12 Apr 2018 09:27:40 +0000 https://master-iesc-angers.com/?p=2873 L’institution de recherche américaine CB Insights a publié un rapport consacré aux tendances de l’intelligence artificielle (Top Artificial Intelligence Trends To Watch In 2018), qui identifie 13 tendances importantes dans l’industrie durant l’année 2018. CB Insights a examiné sa base… Continuer la lecture

L’article Les tendances autour de l’intelligence artificielle en 2018 est apparu en premier sur Master Intelligence Economique et Stratégies Compétitives.

]]>
L’institution de recherche américaine CB Insights a publié un rapport consacré aux tendances de l’intelligence artificielle (Top Artificial Intelligence Trends To Watch In 2018), qui identifie 13 tendances importantes dans l’industrie durant l’année 2018. CB Insights a examiné sa base de données de plus de 1000 entreprises d’intelligence artificielle dans le monde et a interrogé ses experts internes pour mieux comprendre comment l’IA modifie les industries.

1. Un nouveau type de poste – le baby-sitter de robot

Le rapport de CB Insights a mentionné que le fabricant chinois de t-shirt Tianyuan a signé un protocole d’accord avec le gouvernement de l’Arkansas pour mettre en service 400 “travailleurs“ à la nouvelle usine de confection de l’Arkansas. Il est à noter que ces 400 sont tous des robots.

L’IA a encouragé le développement de l’automatisation des machines, qui a déjà été considérée comme ayant un impact sur les industries manufacturières à forte intensité de main-d’œuvre, ce qui a entrainé le remplacement d’emplois. Le baby-sitter de robot a émergé comme un nouvel emploi. Le développement de robots autorisés à exercer nécessite également une bonne manutention. Par exemple dans l’entrepôt d’Amazon, plus de 100 000 robots ont déjà été mis en service, et en même temps cela a créé de nouvelles opportunités d’emploi pour des milliers de personnes. Au Japon, d’ici 2025, plus de 80% des soins aux personnes âgées seront effectués par des robots et non par des infirmiers.

2. L’IA sera partout

CB Insights a souligné que l’IA est omniprésente en 2018, ou plus précisément, l’apprentissage automatique sera omniprésent. Cette technologie est presque “toute-puissante” et créera des possibilités illimitées en 2018.

En 2018, l’IntelligentX (Angleterre) devrait lancer la première bière brassicole au monde, le Deepfish (Russie) se consacre à l’identification des poissons dans l’image radar, tandis que le Hoofstep (Suède) lève des fonds de capital risque pour gérer à distance le management de chevaux.

3. La Chine rivalise avec les États-Unis pour le leadership mondial de l’IA

Dans le domaine de l’IA, la Chine s’efforce de surpasser les États-Unis et les autres pays occidentaux. Le gouvernement chinois a investi beaucoup d’énergie et de fonds. En 2017, les investissements de l’IA en Chine représentaient 48 % de l’investissement mondial et ont dépassé les États-Unis pour la première fois.

Selon CB Insights, en 2018 les États-Unis continueront de dominer le monde en termes d’investissements en IA et pour le total des transactions boursières, mais ils perdent progressivement leur position dominante dans le commerce mondial.

Les succès de la Chine dans le domaine de l’IA sont principalement attribuables au développement vigoureux des deux facettes de la reconnaissance faciale et des puces intelligentes, qui ont bénéficié du fort soutien du gouvernement chinois suite au développement rapide des dernières années.

Le Megvii a marqué brillamment le domaine de la reconnaissance faciale. Ses deux investisseurs, Alibaba et Fuxconn, ont collaboré au projet « City Brain » à Hangzhou, en Chine, en utilisant l’IA pour analyser les données des caméras de surveillance.

Dans le domaine des puces intelligentes, en juillet 2017, le gouvernement chinois a déclaré qu’il allait coopérer avec les États-Unis en 2020 et devenir un leader mondial d’ici 2030.

En outre, en plus de la R&D domestique, les grands géants chinois de la technologie tels que Tencent, Baidu et Jingdong ont augmenté leurs investissements à l’étranger. Baidu et Jingdong ont déjà investi dans ZestFinance, et Tencent a investi dans ObEN.

4. L’avenir de la défense passe par l’IA

Les guerres futures dépendront d’une intelligence sans précédent. Les drones ne sont qu’un début. L’IA a un avantage naturel dans le domaine de la défense et les cyberattaques sont en constante évolution. D’un autre côté, l’IA peut se distinguer par sa puissance de calcul à grande échelle et filtrer rapidement des millions d’incidents afin de détecter les signes d’anomalies, de risques et de menaces futures.

Le rapport de CB Insights montre qu’en 2017, environ 34 sociétés avaient des IPO et ont rejoint le marché avec des sociétés telles que Cyber eason, CrowdStrike, Cylance et Tanium. Parmi eux, l’évaluation de chaque entreprise est de plus de 900 millions de dollars.

5. Le Boom des assistants vocaux

Amazon Echo et Google Home dominent le marché des enceintes intelligentes. Il convient de mentionner que même si Amazon est depuis longtemps à la pointe de l’information vocale, la société reste à la traîne en termes de support linguistique et espère que les utilisateurs du monde entier pourront interagir en anglais, en allemand ou en japonais. Google Home, lui, est disponible en anglais, allemand, français et japonais, alors que le HomePod d’Apple est actuellement disponible uniquement en anglais.

En outre, sur le marché chinois, Amazon et Google n’ont pas beaucoup de possibilités, puisque le marché est dominé par Alibaba.

6. L’automatisation des tâches des cols blancs s’accélère

D’après CB Insights, l’IA entrera plus généralement dans la phase de prise de décision, ce qui constituera une menace pour le travail en col blanc.

Une carte du marché EAAS montre que les avocats, les consultants et les consultants financiers seront également confrontés à l’invasion de l’IA, mais dans ces domaines l’IA joue un rôle auxiliaire et d’amélioration. Par exemple, l’amélioration de l’efficacité du travail et la rationalisation et la commercialisation des frais de tarification auront une incidence sur la structure de rémunération des cabinets d’avocats externes facturés à l’heure.

7. L’IA est décentralisée

L’IA ne se limite pas aux superordinateurs puissants et aux appareils de grande taille, elle fait également partie des Smartphones, des appareils portables et des appareils connectés. CB Insights a déclaré que le développement de l’IA entre dans l’ère de IE. Les terminaux, y compris les téléphones mobiles, les voitures et les appareils portables, rejoindront de plus en plus l’IA. L’application marginale de l’IA est beaucoup plus que cela, comme la maison intelligente, la conduite automatique, etc.

8. L’émergence des « réseaux de capsules »

Le rapport de CB Insights montre que les réseaux de neurones ont une myriade d’architectures. Le type d’apprentissage en profondeur le plus populaire récemment est appelé réseaux de neurones convolutifs (CNN – Convolutional Neural Networks). Une nouvelle architecture a maintenant été développée, à savoir le réseau de capsules (CapsNet), qui dépassera le réseau de neurones convolutifs.

Pendant longtemps, malgré le succès du CNN, les chercheurs croient généralement qu’il est encore imparfait et peut mener à des failles de sécurité. Sur cette base, Geoffrey Hinton, l’un des chercheurs pionniers de l’apprentissage en profondeur, a publié un document de recherche en 2017 et a présenté le concept de « réseau de capsules ». Par rapport à CNN, CapsNet compense de nombreux défauts, tels que le volume de données, la précision et la diversité des données d’entraînement.

9. Des salaires à 6 chiffres pour les experts

Le CB Insight a cité le rapport selon lequel il y a actuellement environ 300 000 chercheurs qualifiés dans le domaine de l’IA, dont certains étudiants. Selon les études, la demande de professionnels de l’IA dans les entreprises mondiales devrait dépasser 1 million. La bataille pour le talent dans les sociétés mondiales d’IA s’intensifiera inévitablement. En 2018, la rémunération des experts en IA pourrait également atteindre un niveau record.

Aux Etats-Unis, la recherche de l’IA par Glassdoor a révélé que plus de 32 000 emplois sont actuellement répertoriés et que plusieurs d’entre eux ont atteint un salaire à six chiffres. La société est très disposée à payer un salaire élevé pour les experts en IA.

10. L’engouement pour le machine Learning va se tarir

L’année 2017 est le summum de l’apprentissage automatique. Les investisseurs ont investi plus de 15.2 milliards de dollars dans des startups d’apprentissage automatique dans diverses industries, soit une augmentation de 141% par rapport à 2016. L’année dernière, les incubateurs américains ont absorbé plus de 300 startups d’apprentissage automatique, soit trois fois plus qu’en 2016.

L’apprentissage automatique deviendra la nouvelle norme en 2019, mais les startups d’IA vont également inaugurer la période d’inspection : il n’y a pas de modèle de produit et de business, et ils peuvent être mélangés. Les investisseurs seront plus prudents quant à l’investissement dans les sociétés d’IA et le financement deviendra plus difficile.

11. Amazon, Google, Microsoft dominent l’IA d’entreprise

Avec des géants de la technologie tels que Google, Amazon, Salesforce et Microsoft qui améliorent leurs capacités d’IA, il est difficile pour les petites entreprises de rester au niveau. Google a publié Cloud AutoML, les clients peuvent apporter leurs propres données pour former des algorithmes en fonction de leurs besoins spécifiques. Amazon a commencé à vendre l’IA en tant que service et « l’IA Amazon » sous son égide AWS. L’objectif de l’IA d’Amazon est de servir les grandes entreprises.

12. Le diagnostic assisté par IA obtiendra l’accord des régulateurs

Aux États-Unis, les organisations de réglementation envisagent d’approuver l’IA à des cliniques. L’IA peut fournir une évaluation plus précoce de l’exactitude en termes de diagnostic, ce qui permet de découvrir et de traiter de nombreuses conditions précoces.

Récemment les sociétés Ingrid (pharmaceutique) et AstraZeneca (biopharmaceutique) ont annoncé un partenariat avec la filiale d’Alibaba, Ali Health, pour développer des applications de dépistage et de diagnostic assistées par IA en Chine. GE et Nvidia se sont également associés pour fournir aux dispositifs d’imagerie médicale de GE des capacités d’apprentissage en profondeur.

13. L’IA en DO-It-Yourself est arrivée

En 2018 la technologie et les produits d’IA deviendront encore plus populaires, et il deviendra possible pour“DIY”de créer une IA personnalisée. Vous n’aurez pas besoin d’un doctorat d’informatique ou de mathématiques, vous pourrez construire votre propre IA. Dans la bibliothèque de logiciels, des centaines d’API et de SDK peuvent jouer un rôle, et des sociétés géantes comme Google vont développer de plus en plus d’accessoires simples, et les barrières sont plus faibles que jamais.

Google a lancé un projet intitulé“Aritificial Intelligence Yourself”, son premier produit est la suite de reconnaissance vocale du Raspberry Pi, les utilisateurs peuvent envoyer n’importe quelle voix à leur assistant vocal personnel.

Par Yuan Wang, promotion 2017-2018 du M2 IESCI

Sources

http://www.cloud-guru.fr/intelligence-artificielle-tendances-2018/#

https://www.marketingaiinstitute.com/blog/new-cb-insights-report-reveals-top-ai-trends-to-watch-in-2018

https://jiasuhui.com/article/8106

https://www.cbinsights.com/research/report/artificial-intelligence-trends-2018/

https://www.cio.com/article/3250839/artificial-intelligence/5-artificial-intelligence-trends-that-will-dominate-2018.html

https://feedzai.com/blog/ai-trends-watch-2018/

https://bg.qianzhan.com/report/detail/459/180116-3c060b52.html

https://bg.qianzhan.com/report/detail/494/180201-52ee6a23.html

https://wenku.baidu.com/view/0f0a5eb1dc3383c4bb4cf7ec4afe04a1b071b0d9.html?re=view

L’article Les tendances autour de l’intelligence artificielle en 2018 est apparu en premier sur Master Intelligence Economique et Stratégies Compétitives.

]]>
La NRA – Un lobby mortel ? https://master-iesc-angers.com/la-nra-un-lobby-mortel/ Wed, 11 Apr 2018 09:28:25 +0000 https://master-iesc-angers.com/?p=2869 Guns don’t kill People, People kill People? Si nous faisons un rapide état des lieux de l’utilisation des armes à feu aux USA, nous nous rendons vite compte qu’il s’agit d’un sujet très controversé. Rappelons tout d’abord que le droit… Continuer la lecture

L’article La NRA – Un lobby mortel ? est apparu en premier sur Master Intelligence Economique et Stratégies Compétitives.

]]>
Guns don’t kill People, People kill People?

Si nous faisons un rapide état des lieux de l’utilisation des armes à feu aux USA, nous nous rendons vite compte qu’il s’agit d’un sujet très controversé. Rappelons tout d’abord que le droit de détenir une arme aux USA relève du 2nd amendement de la constitution américaine et que c’est un droit fondamental pour beaucoup de citoyens américains depuis le 15 décembre 1791.

Cependant, l’autorisation ou non des armes à feu ainsi que leur régulation ne cesse de faire grand bruit ces dernières années. En 2018, malgré une majorité d’américain (67 % selon un sondage de l’institut Quinnipiac) en faveur de lois plus strictes concernant l’acquisition et l’utilisation des armes à feu, le gouvernement reste de marbre et rien ne bouge.

Pourquoi ? Quels sont les intérêts à défendre et qui sont ceux qui les défendent ? Qui sont ceux qui s’insurgent contre ces forces en présence ? Comment s’y prennent-ils pour se faire entendre ?

Autant de questions auxquelles nous allons essayer de répondre dans cet article afin d’éclairer les récents événements gravitant autour de ce sujet.

Sur ce graphique nous pouvons voir une répartition des différents Etats des USA selon le taux de détention d’arme par adulte et le taux de mortalité par arme à feu. Nous voyons que le taux de mortalité par arme à feu est tout de même très corrélé avec le taux de détention d’arme par les adultes. En effet, sur ce graphique nous voyons que plus il y a d’armes en circulation dans un état et plus le taux de mortalité s’envole. Cependant, ces chiffres sont à relativiser car nous voyons également que si les Etats font des efforts en termes de régulation autour des armes à feu, (obligation du cran de sureté, restrictions plus importantes pour l’acquisition, interdiction des armes automatiques…) et bien cela implique de facto une diminution du nombre de morts par arme à feu même si beaucoup d’adultes possèdent des armes dans l’Etat en question.

Sur ce deuxième graphique, nous pouvons voir que le fait qu’un état soit républicain ou démocrate a du sens également si l’on compare ces données aux morts par balles et aux détenteurs d’armes à feu. Nous pouvons voir que le taux de mortalité par arme à feu en 2008 était relativement plus faible dans les Etats à dominante démocrate que dans les Etats à dominante républicaine. Les démocrates sont connus pour avoir une vision plus négative sur le port d’arme que les républicains, cependant, le gouvernement d’Obama n’avait pas fait voter de loi sur le contrôle des armes non plus…

Qu’est-ce que la NRA ?

La National Rifle Association, (NRA) est une ONG considérée comme étant l’un des plus puissants lobbies politiques des USA en raison de sa capacité à apporter régulièrement un grand nombre de votes et à peser lors des élections.

La NRA s’oppose à la création de nouvelles lois limitant le port d’arme et se prononce en faveur du renforcement des lois qui existent déjà et qui interdisent aux personnes ayant déjà fait l’objet d’une condamnation pour violence de posséder une arme à feu, ou qui renforcent les peines pour les crimes commis avec arme à feu. Elle milite ardemment pour faciliter l’obtention du « permis de port d’arme cachée » dans de nombreux États. Rappelons que le « port d’arme cachée » se définit comme : « la faculté reconnue légalement à un citoyen de se munir d’une arme et de la porter sur soi ou à proximité de soi de manière discrète ».

Le 26 juin 2008, la Cour suprême des États-Unis a confirmé le droit individuel de chaque citoyen américain à posséder une arme et à s’en servir, notamment dans les situations d’autodéfense. Cette interprétation du deuxième amendement de la Constitution des USA, est défendue par la NRA.

La NRA dispose d’une très grande base de militants et de membres, selon eux environ 5 millions, cependant ce chiffre est à relativiser car pour certains (le magazine indépendant Mother Jones, par exemple), ce chiffre serait à revoir drastiquement à la baisse. Cependant, la force de la NRA est sa capacité à convaincre qu’elle peut mobiliser cette base potentielle de 5 millions de personnes. Si un démocrate ou un républicain, dont le but reste de se faire réélire pense qu’une majorité de ses électeurs est en faveur des droits des armes, alors il s’alignera sur les positions de la NRA et s’affichera avec son fusil dans son spot de campagne par exemple. L’association affirme avoir 5 millions de membres, mais aucun document ne le prouve …

Les armes comme moteur de l’économie

Au-delà de l’aspect social de la chose, les armes à feu sont aussi un sujet hautement économique, dans un pays où l’histoire s’est toujours confondue avec celle du secteur. Une récente étude réalisée par la plate-forme de services financiers « WalletHub », montre à quel point les intérêts économiques des fabricants et marchands d’armes ainsi que des collectivités locales sont liés. Selon cette étude, l’économie de certains États dépend énormément du secteur des armes à feu. L’étude a rassemblée différents indicateurs, comme :

  • le taux de possession d’une arme parmi la population
  • le nombre d’emplois liés à l’industrie
  • les impôts générés
  • la législation locale

Les résultats font apparaître une grande diversité. Les États de la côte Nord-Est, comme New York, le Delaware, Rhode Island, le New Jersey ou le Maryland, sont les moins dépendants et possèdent des législations plus strictes. A l’inverse, l’Idaho, le Montana ou l’Alaska se montrent particulièrement dépendants.

Par exemple, dans l’Idaho, près d’un actif sur cent est employé, directement ou indirectement par l’industrie des armes. C’est quatre fois plus qu’au niveau national. Et le Wyoming, où le nombre de morts par arme à feu par habitant est le plus élevé des USA, est l’État qui reçoit le plus d’impôts de la part des fabricants et marchands d’armes, (9,34 dollars par an et par habitant), c’est presque 15 fois plus qu’à New York… Certains États se font d’ailleurs concurrence pour attirer les industriels… Et l’étude ne parle pas des sommes versées par la NRA pour les campagnes de candidats aux élections locales… En 2016, année électorale à tous les niveaux, ce type de dépense aurait atteint 419 millions de dollars, dont 30 millions pour la campagne de Donald TRUMP et 20 millions pour les candidats républicains au Sénat : sa puissante machine financière irrigue tout le pays.

L’industrie des armes à feu peut se le permettre : elle pèse son poids, 51,3 milliards de dollars aux USA, selon un rapport de la Fédération nationale des sports de tir, qui rassemble tous les industriels du secteur. En l’espace d’une décennie, ce chiffre a progressé de 168 %. Près d’un tiers des Américains posséderaient une arme. Et le nombre d’armes en circulation serait de 310 millions, dont 8,2 millions d’armes d’assaut. Pour ses détracteurs néanmoins, les gains ne sont rien comparés à ce que le phénomène coûte au pays : près de 230 milliards de dollars par an, en comptant le coût des prisons, des blessures, des décès par balles…

Remington, cas isolé, ou faillite du secteur ?

La société Remington a été fondée en 1816 par Eliphalet Remington à Ilion, dans l’État de New York, sous le nom E. Remington and Sons. Aujourd’hui, l’entreprise est décrite comme le plus ancien fabricant d’armes américain. Ses produits sont actuellement vendus dans plus de 60 pays et elle emploie près de 3000 personnes.

Cependant, malgré un chiffre d’affaires de l’ordre de 600 millions de dollars en 2017, l’entreprise connaît une crise de croissance liée à une série d’acquisitions. Remington avait annoncé son intention de déposer son bilan en février, deux jours seulement avant que la fusillade dans une école secondaire de Parkland, en Floride, tue 17 personnes et relance un débat national sur le contrôle des armes à feu aux États-Unis.

La restructuration de la société consécutive au dépôt de bilan pourrait permettre à Remington de réduire d’environ 700 millions de dollars sa dette, selon la société, et d’injecter 145 millions de dollars de nouveaux capitaux dans ses filiales.

Remington avait indiqué en février que “ces opérations se poursuivront normalement sous le régime du dépôt de bilan et ne seront pas perturbées par le processus de restructuration”.

Les difficultés financières de Remington illustrent un paradoxe de l’ère Trump : les fabricants d’armes avaient augmenté leur production en prévision d’une présidence d’Hillary Clinton, qui aurait augmenté les achats de ceux voulant passer à l’acte avant un possible contrôle accru des armes à feu. Mais cette augmentation des achats n’a pas eu lieu du fait de l’élection de Trump et la montée en puissance du lobby des armes à feu de la National Rifle Association. Tant et si bien que malgré le contrôle du Congrès et de la Maison Blanche par les républicains, les fabricants d’armes se retrouvent dans une situation financière fragilisée.

Les manifestations ANTI-NRA

La March for our Lives de Washington, la plus importante des quelque 800 organisées à travers le monde, aurait réuni 800.000 personnes, selon les organisateurs, qui en attendaient 500.000. Le mouvement est né après la tuerie de Parkland en Floride, mi-février, et a été en grande partie organisé par les lycéens et étudiants eux-mêmes, qui se sont préparés pendant plusieurs semaines et ont récolté les fonds pour financer leurs déplacements.

Par Pierre Leval, promotion 2017-2018 du M2 IESCI

Sources

Manque de contrôle sur la NRA :

http://www.liberation.fr/planete/2018/03/23/il-n-y-a-aucun-controle-sur-des-associations-comme-la-nra_1638517

Le lobby de la NRA :

https://www.lesechos.fr/monde/etats-unis/0301362111545-nra-le-monde-a-part-du-tout-puissant-lobby-americain-des-armes-2158165.php#formulaire_enrichi::bouton_facebook_inscription_article

Faillite de Remington :

https://www.challenges.fr/societe/la-faillite-de-remington-illustre-la-desaffection-des-americains-pour-les-armes_576484

Dépôt de bilan de Remington :

https://www.challenges.fr/economie/le-fabricant-americain-d-armes-remington-depose-le-bilan_576308

Manque d’évolution de la législation :

https://www.lesechos.fr/journal20180326/lec1_monde/0301481651358-malgre-les-tueries-la-legislation-evolue-peu-2164088.php

Arme comme moteur économique :

https://www.lesechos.fr/journal20180326/lec1_monde/0301481676343-une-manne-financiere-pour-plusieurs-etats-2164035.php

Manifestation anti Pro-NRA :

https://www.lesechos.fr/journal20180326/lec1_monde/0301481804781-la-jeunesse-americaine-defile-contre-les-armes-a-feu-2164033.php

Graphique mort par arme à feu/adulte possédant une arme :

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/11/07/les-statistiques-le-confirment-aux-etats-unis-plus-d-armes-a-feu-en-circulation-entraine-plus-de-morts_5211448_4355770.html

Deuxième amendement de la constitution américaine :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Deuxième_amendement_de_la_Constitution_des_États-Unis

2/3 des américains pour une législation plus restrictive :

http://www.europe1.fr/international/deux-americains-sur-trois-favorables-a-des-lois-plus-strictes-sur-les-armes-3580163

Port d’arme cachée :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Port_d%27une_arme_cachée_aux_États-Unis

National Rifle Association – La toute puissance en équilibre. (Célia BELIN). 2013

L’article La NRA – Un lobby mortel ? est apparu en premier sur Master Intelligence Economique et Stratégies Compétitives.

]]>
La folie contagieuse des transferts : quelles perspectives pour les agents de joueurs ? https://master-iesc-angers.com/la-folie-contagieuse-des-transferts-quelles-perspectives-pour-les-agents-de-joueurs/ Mon, 09 Apr 2018 09:37:13 +0000 https://master-iesc-angers.com/?p=2860 En 1956 Raymond Kopa alors joueur du Stade de Reims s’engage au Real Madrid pour 52 millions de francs, ce qui équivaut aujourd’hui à 1 million d’euros environ, il est considéré comme le premier gros transfert du monde du football.… Continuer la lecture

L’article La folie contagieuse des transferts : quelles perspectives pour les agents de joueurs ? est apparu en premier sur Master Intelligence Economique et Stratégies Compétitives.

]]>
En 1956 Raymond Kopa alors joueur du Stade de Reims s’engage au Real Madrid pour 52 millions de francs, ce qui équivaut aujourd’hui à 1 million d’euros environ, il est considéré comme le premier gros transfert du monde du football. À l’époque, cela paraît déjà quelque peu démesuré, un homme échangé contre une somme à 8 chiffres. Pourtant, aujourd’hui, on pourrait presque en sourire, car la superstar française de l’époque a été échangée contre la même somme d’argent qu’un bon joueur de deuxième division française en 2018.

L’été dernier, le joueur le plus cher de l’histoire du football, Neymar est transféré du Fc Barcelone au Paris-Saint-Germain pour la modique somme de 220 millions d’euros. Le calcul n’est pas bien compliqué, Neymar vaut aujourd’hui près de 220 fois plus que le meilleur joueur de la saison 1956 (lauréat du ballon d’or), Raymond Kopa. Le point de départ de cette hyperinflation date de l’arrêt Bosman en 1995 qui a favorisé la mobilité des joueurs entre les différents pays, ce qui montre que même le monde du football n’échappe pas à l’influence de la mondialisation. Ces nouvelles dispositions ont pour conséquence une inflation salariale, et par conséquent une augmentation du prix des transferts. En 2016, notamment sous la poussée et la puissance financière des clubs de football chinois, le marché des transferts a enregistré des mouvements record puisque lorsqu’on s’intéresse aux 200 transferts (achats de joueurs) les plus onéreux du marché international, on arrive à un total de 3,4 milliards d’euros dépensés sur le marché des transferts. Par comparaison, pour l’année 2005, la somme des 200 transferts les plus chers accumulés représentait environ 800 millions d’euros. Le montant total des grands transferts européens a été multiplié par plus de 4 en 11 ans seulement, ce qui est considérable.

La hausse des droits TV et la démesure du marché anglais

Un élément fondamental entre en jeu dans l’inflation exponentielle du prix des transferts de joueurs, c’est la hausse des droits télévisuels reversés aux clubs puisqu’en général, les droits sont versés en fonction des performances sportives des clubs qui sont eux-mêmes dépendants des ressources dont ils disposent. Ce fossé entre les clubs est renforcé par les compétitions européennes qui redistribuent des droits télévisuels considérables, ce qui renforce les revenus des clubs qui avaient déjà de grandes ressources, ils peuvent ensuite réinvestir dans l’achat des meilleurs joueurs du monde. Le championnat anglais est le championnat européen qui génère le plus de droits télévisuels. Ainsi la puissance financière des clubs anglais, via la globalisation des transferts va avoir un impact sur le marché des transferts car les clubs vendeurs partout en Europe principalement, ont bien conscience de la hausse du consentement à payer des clubs anglais et en profitent pour faire monter les enchères, on entrent clairement dans un cercle vicieux. Sur la période 2016-2019, les clubs anglais vont se partager plus de 5,1 milliards de livres sterling, 5,8 milliards d’euros soit environ 27 fois plus que pour les saisons 1992-1997.

Le marché de la tierce propriété limité depuis 2015

Qu’est-ce  que  la  tierce propriété ? Un club  souhaite  s’offrir un joueur avec de belles  perspectives  d’avenir  mais  celui-ci  suppose  un  investissement  trop lourd pour le club intéressé qui n’a pas le financement nécessaire à l’achat du joueur. Alors  le  club  peut  faire  appel  à  la  tierce  propriété  pour  supporter  le  coût.  On  peut prendre par exemple un joueur qui vaudrait 10 millions d’euros quand bien même le club intéressé ne serait prêt à débourser que 5 millions d’euros. C’est à ce moment-là que  la  tierce  propriété  entre  en  jeu.  Le  club  se  finance  auprès  d’un  fonds d’investissement  et  lui  cède  50%  de  ses  droits  sur  le  joueur.  Ainsi  le  club  compte parmi ses recrues un  joueur valant 10 millions d’euros  mais n’aura dépensé que la moitié.  Puis,  imaginons  deux  ans  plus  tard que le  joueur se  révèle  et  attire  l’attention d’un club plus huppé prêt à sortir son chéquier à hauteur de 30 millions d’euros. Ainsi lors de la transaction, le club qui avait misé sur lui ainsi que le fonds d’investissement se partageront les indemnités de transfert liées à la transaction proportionnellement à leurs  détentions  respectives  initiales  de  droits  sur  le  joueur.  Chacun  touchera  15 millions d’euros et se verra donc réaliser une plus-value intéressante.

 Ce qui paraît frappant,  c’est  le  fait  que  le  club  réalise  une  plus-value  sur  un  joueur  dont  il  ne pouvait même pas financer entièrement le transfert deux ans plus tôt. C’est ici qu’on voit l’apport conséquent de la tierce propriété. Des clubs avec des moyens financiers restreints peuvent ainsi s’offrir et conserver quelques années des joueurs talentueux pour en tirer bénéfice dans le futur. Ils dégageront ensuite de nouvelles ressources financières  pour  être  un  peu  plus  compétitif  sur  le  marché  des  transferts.  Dès  lors les agents  peuvent entrer  en  jeu  et conseiller  à  des  fonds  d’investissement  d’acheter  les droits des joueurs dans des clubs où ils ont placé plusieurs joueurs comme l’agent Jorge Mendes l’a fait avec le FC Porto notamment. L’intérêt est commun car les clubs peuvent s’offrir des joueurs de qualité à moindre coût, le fonds d’investissement va faire une plus-value à la revente pendant que les agents toucheront une commission astronomique de leur côté.

Le premier mai 2015, la tierce propriété (TPO) a été interdite par l’instance du football mondial, la FIFA. Cela dans le dessein de limiter les effets néfastes des TPO sur le marché des transferts. En effet, on sait que les fonds d’investissement détiennent les droits de plusieurs joueurs, or il s’avère que ces joueurs qui appartiennent au même fonds d’investissement peuvent être amenés à être adversaires lors d’un match. Ainsi il convient de s’interroger sur l’intégrité de certaines rencontres de football. On peut se demander si les joueurs sont réellement guidés par leurs performances sportives ou par la spéculation boursière des fonds d’investissement.

Les TPO étant désormais prohibés, les fonds d’investissement tels que Doyen Sports, XXIII Capital, Fair Play Capital cherchent des alternatives à ces barrières mises en place par la FIFA. Le fonctionnement est le même qu’avec les TPO à un détail près et qui n’est pas sans importance, les fonds d’investissement ne détiennent plus un actif (une partie d’un joueur) mais une créance sur cet actif ce qui ne semble pas être illégal. Ces fonds se défendent devant les critiques qui les accusent de déguiser les TPO en TPI en indiquant que les clubs sont libres de revendre les joueurs quand ils le veulent du moment qu’ils remboursent leurs dettes auprès des fonds comme le ferait n’importe quel ménage ayant acheté sa voiture à crédit par exemple.

Il est important de noter que les dettes contractées par les clubs peuvent être titrisées et donc se retrouver mélangées à d’autres types d’encours pour ainsi être vendues comme n’importe quelles obligations. Ces tranches de dettes deviennent alors ce que l’on appelle des « soccer bonds ». Les investisseurs peuvent donc obtenir l’acquisition de ces soccer bonds sans le savoir. Voilà une situation qui n’est pas sans rappeler la crise des subprimes en 2008 avec des banques, des investisseurs qui détenaient des obligations gonflées de dettes immobilières issues de ménages américains considérés comme insolvables. On voit donc ici les interactions du marché des transferts avec les marchés financiers. Depuis l’interdiction des TPO, certains clubs auraient déjà profité des TPI comme le Benfica Lisbonne, l’Athlético de Madrid et le FC Porto… Doyen Sports aurait ainsi déjà accordé plus de 100 millions d’euros de crédit depuis 2011 et XXIII capital 73 millions de dollars.

Construction d’un nouvel avantage concurrentiel : l’agent et l’ouverture sur le marché chinois en plein essor

Aujourd’hui, la Chine joue un rôle qui déstabilise le monde occidental dans ses nouvelles stratégies économiques et politiques. Et le monde du football n’y échappe en rien. Une des grandes stratégies chinoises consiste à renforcer la cohésion entre les autorités et les entreprises dans le but d’être de plus en plus compétitif. Xi Jimping, le président de la République Populaire de Chine accorde une grande place au football dans son « Rêve chinois » car il estime qu’il s’agit d’un moyen de renforcer le sentiment nationaliste et que le football regorge de ressources économiques. Il a émis trois ambitions à ce sujet : que la Chine se qualifie de nouveau à la coupe du monde de football, ce qui n’est plus le cas depuis des années, qu’elle l’organise et qu’elle la gagne éventuellement. Ainsi à partir de cela, l’autorité chinoise encourage vivement les nombreux milliardaires du pays à investir dans le football pour pousser sa candidature entre autres. Ces investissements massifs dans le football se manifestent à l’échelle mondiale puisque les milliardaires chinois n’investissent pas uniquement en Chine mais également en Europe où on les retrouve par exemple dans le capital de clubs comme Lyon ou Bordeaux en France par exemple.

Pour trouver une place importante sur la scène du football mondial comme sur d’autres marchés économiques comme le décrit Christian Harbulot dans La main invisible des puissances, la Chine va mettre en place plusieurs stratégies. Tout d’abord, elle va rechercher à récupérer la connaissance des pays en pointe dans le domaine, en l’occurrence sur le marché européen en attirant dans son championnat national des joueurs et entraîneurs européens afin qu’ils y apportent leur expérience. Harbulot nous dit également que la Chine essaie de capter un maximum de matière première sur plusieurs marchés économiques et on peut se demander si le développement de nombreuses infrastructures sportives dans le but de faire venir un maximum de jeunes joueurs chinois n’entre pas dans cette stratégie où l’on pourrait considérer les jeunes joueurs comme cette matière première ? Aussi il nous indique le souhait de la Chine de créer des dépendances durables du reste du monde vis à vis de l’offre chinoise. Cette dépendance ici ne pourrait-elle pas être leur excellence en termes d’infrastructures, en termes de connaissances avec les joueurs et entraîneurs de renom recrutés par les clubs chinois, mais également d’un point de vue financier avec des clubs chinois proposant des salaires mirobolants venant concurrencer les plus grandes puissances financières des clubs anglais notamment ?

Cette évolution, les agents comme  Jorge Mendes ou Mino Raiola en ont  bien conscience et ils n’ont pas tardé à faire valoir leurs talents pro-actifs en se rapprochant du football chinois. La stratégie de Jorge Mendes en est la parfaite illustration.

En Janvier 2016, il a officialisé sa nouvelle collaboration avec le fonds d’investissement chinois Fosun et son richissime propriétaire et homme d’affaire Guo Guangchang. Ce dernier est entré dans le capital de la société par action Gestiflute détenue par Mendes. Les deux hommes ont également prévu d’ouvrir une joint-venture pour influer sur le marché chinois. Ainsi grâce à ce partenariat, les clubs chinois pourront profiter plus aisément du réseau de Mendes pour faire venir des joueurs de renommée internationale dans leur championnat. En quoi cela est également profitable à Mendes ?

Ce dernier pourra dès lors dénicher de nouveaux partenaires commerciaux pour ses joueurs dont il a la gestion des droits commerciaux. Il profitera de son implantation locale pour bénéficier de nombreuses recettes de ce point de vue. Ainsi, il pourrait user prochainement de cela et des hauts salaires proposés par les clubs chinois pour attirer ses joueurs en Chine leur promettant de nombreux contrats commerciaux faramineux pour lesquels il aura de nouveau le droit à une commission. On voit ici encore que son influence va être mise au profit de son rôle de leader auprès de ses joueurs et entraîneurs dont il a la gestion.

Pour conclure, l’essor du métier d’agent parfaitement représenté par les tumultueux agents Mino Raiola et Jorge Mendes va de pair avec l’hyper-inflation sur le marché des transferts déclenchée par l’arrêt Bosmann en 1995 et relayé par l’augmentation des droits tv et l’émergence de nouveaux marchés comme celui de la Chine notamment. Mais cette nouvelle niche est à relativiser lorsque l’on sait que le marché chinois doit faire face à une nouvelle réalité puisque le gouvernement chinois a mis en œuvre une nouvelle taxe qui oblige les clubs qui souhaiteraient s’offrir un joueur coûtant plus de 45 millions de yuan (5,9 millions d’euros) à reverser l’équivalent à un fonds national de développement de jeunes joueurs chinois, ainsi les transferts franchissant cette barre symbolique paieront le double pour s’adjuger les services d’un bon joueur. Les agents sont donc moins régulièrement à même de toucher des commissions faramineuses sur ce marché depuis cette réforme.

Par Cyril Relion, promotion 2017-2018 du M2 IESCI d’Angers

Webographie

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2017/07/28/20002-20170728ARTFIG00004-football-comment-les-prix-ont-explose-sur-le-marche-des-transferts.php

http://ecosport.blog.lemonde.fr/2016/02/26/apres-la-tpo-les-tpi/

http://www.huffingtonpost.fr/thierry-granturco/malgre-linterdiction-du-tpo-parla-fifa-les-fondsdinvestissement-continueront-a-investir-dans-des-joueurs-defootball_b_7202360.html

http://www.sofoot.com/la-chine-taxe-a-100-les-transferts-des-etrangers-444512.html

http://ecosport.blog.lemonde.fr/2016/02/26/apres-la-tpo-les-tpi/

http://www.lequipe.fr/Football/Actualites/Peter-lim-et-l-agent-jorge-font-lobjet-d-une-plainte-apres-le-rachat-du-club-et-une-serie-de-transferts/593418

Bibliographie

Brocard Jean françois, Marché des transferts et agents sportifs : le dessous des cartes   . (2010/3:pages 79 à 89), Géoéconomie.

Stefan  Szymanski,    Professional  Asian  football  leagues and  the  global  market,

Pages 16 à 38 (2016), Asian economic policy review

Bastien Drut et Gaël Raballand,    Football Européen et régulation, un question de gouvernance  des  instances  dirigeantes   ,  (2010/03  :  pages  39  à  52), Géoéconomie.

Harbulot Christian,La main invisible des puissances, Ellipses, 2007

L’article La folie contagieuse des transferts : quelles perspectives pour les agents de joueurs ? est apparu en premier sur Master Intelligence Economique et Stratégies Compétitives.

]]>
Agents intelligents : « Privacy by Design » https://master-iesc-angers.com/agents-intelligents-privacy-by-design/ Fri, 06 Apr 2018 09:28:48 +0000 https://master-iesc-angers.com/?p=2824 Lorsque la traduction de l’intention passe de l’utilisateur à la machine : Quel impact des agents intelligents sur l’offre de produits et de services ? Quel impact en matière de privacy ? Avec le développement d’internet et des nouvelles technologies, plusieurs… Continuer la lecture

L’article Agents intelligents : « Privacy by Design » est apparu en premier sur Master Intelligence Economique et Stratégies Compétitives.

]]>
Lorsque la traduction de l’intention passe de l’utilisateur à la machine : Quel impact des agents intelligents sur l’offre de produits et de services ? Quel impact en matière de privacy ?

Avec le développement d’internet et des nouvelles technologies, plusieurs applications logicielles présentes dans les ordinateurs et les réseaux se sont développées en matière d’assistance virtuelle. Et avec l’essor de l’intelligence artificielle, ces assistants ont la capacité de mener les tâches quotidiennes des utilisateurs, peuvent prendre des décisions, des initiatives et faire des suggestions basées sur les habitudes et préférences des utilisateurs. Dans ce cadre, leur présence sur Internet peut constituer un facteur moteur pour le e-commerce mais également une réelle atteinte à la vie privée et à la protection des données personnelles.

I. IA et agents intelligents

On peut dire que l’une des origines de l’intelligence artificielle est probablement dans l’expérience (Test de Turing) qu’a mené Alan Turing en 1950 dans une tentative de définition d’un standard permettant de qualifier une machine de « consciente ». Une autre origine probable est la publication de Warren Weaver en 1949 qui suggère qu’une machine puisse faire une tâche qui relève typiquement de l’intelligence humaine.

A partir des années 2000, un nouveau millénaire se lève sur l’intelligence Artificielle.  Aujourd’hui plusieurs progrès ont été réalisés en matière d’IA et de traitement Big data, de reconnaissance de la parole,  du langage naturelle, et de pilotage automatique… Chose qui a poussé plusieurs acteurs à innover dans plusieurs domaines afin de présenter de plus en plus de services et des agents de plus en plus performants.

II. Les assistants personnels au cœur de la bataille de l’Internet des objets

Vu la place croissante prise par les technologies de reconnaissance vocale et d’intelligence artificielle dans la high-tech, les géants de la technologie se sont lancés dans l’intelligence artificielle et la reconnaissance vocale. L’enjeu est de taille : devenir le système d’exploitation dominant dans les objets connectés.

Elles connaissent les horaires de réunions, de rendez-vous, les préférences, les habitudes et le mode de comportement de chacun. En utilisant toutes ces  données, elles sont en mesure d’apporter des suggestions qui sont en phase avec des besoins bien spécifiques, en fournissant une information qui arrive au moment opportun… il s’agit de technologies de push, plutôt que de pull ; des technologies prédictives plutôt que réactives.

La conversation s’installe avec de simples applications. Désormais il n’y a plus besoin de parcourir des pages et des pages de sites Web ou d’applications, on fait tout simplement appel à une application en tant que bot au sein d’un canevas conversationnel. Plus ils sont utilisés, plus ils apprennent, plus ils deviennent intelligents et performants. L’intelligence est infusée à travers toutes les interactions.

Entre Siri et l’ère moderne des assistants vocaux, les smartphones et l’interaction vocale sont entrés en collision. Siri a été le premier assistant vocal à atteindre un large public et d’autres, comme Google Assistant et Cortana de Microsoft ont suivi. Puis en 2014, Amazon a présenté l’assistant vocal Alexa et le haut-parleur intelligent Echo. Et le nombre d’innovations augmente considérablement après le lancement d’Alexa, inaugurant la révolution Smart Speaker et la naissance de Voicebot.ai.

En gros cinq grands acteurs se disputent l’attention : Amazon (Alexa), Apple (Siri), Google (Google Assistant) et Microsoft (Cortana). Et dernièrement avec l’avènement du Samsung S8, Samsung Bixby a vu le jour.

III. Quel impact en matière de Privacy ?

En plus du « privacy by default » qui oblige chaque personne physique ou morale qui traite des données privées à garantir par défaut le plus haut niveau de confidentialité, un nouveau type de privacy a vu le jour : le « privacy by design ».

Le « privacy by design » (PbD) a été élaborée par le Dr Ann Cavoukian, dans les années 90. Le concept fait avancer l’idée que l’avenir de la protection de la vie privée ne peut être assuré uniquement par la conformité aux lois et aux cadres réglementaires, mais doit plutôt devenir le mode de fonctionnement par défaut d’une organisation.

Les sept principes fondamentaux du « privacy by design »se sont avérés être une ressource précieuse pour les individus comme pour les organisations du monde entier. Depuis l’adoption de cette résolution internationale, l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies a adopté les 7 résolutions suivantes :

Avec ce concept, la startup Snips, spécialisée dans le Big Data et l’Intelligence Artificielle, s’attaque désormais au domaine des objets connectés. Avec son concept de « Privacy by Design », elle veut concurrencer les GAFA : En lançant une solution dédiée à la reconnaissance automatique de la parole, la compréhension du langage naturel et la gestion de dialogue et, prochainement, la synthèse de parole, elle s’est inspirée du concept « Privacy by design » afin de faire fonctionner un programme intelligent directement sur appareil sans qu’aucune donnée personnelle ne soit distribuée ou stockée sur un Cloud.

« Les gens nous ont faire croire pendant de nombreuses années que nous devions choisir entre l’IA et la protection des données, cela n’est en fait plus nécessaire »

Rand Hindi, CEO de Snips

IV. A quoi s’attendre ?

La révolution des enceintes intelligentes se déroulera sur plusieurs années, mais nous nous attendons à ce que cela se transforme en une révolution de la voix ambiante où les assistants vocaux ne sont pas limités par de petits appareils indépendants. Au lieu de cela, les assistants vocaux seront intégrés dans les environnements où nous habitons.

En matière de privacy l’enjeu est de taille : Parce que chaque information a un prix et peut toujours être utile. Au cours de la navigation, les assistants personnels enregistrent toute notre attitude et veillent à créer des profils utilisateurs et à remplir une base de données de nos informations explicitement fournies ou récupérées de façon implicite. Cette mine de data collectée va servir comme matière première pour des géants tels Google, Amazon, Apple ou Facebook afin de construire leur richesses et assurer leur positionnement de leader sur le marché. Tout est là pour aspirer notre vie privée et l’exploiter dans ses moindres détails. Bien que le risque de confier ses données personnelles n’est pas pour aujourd’hui mais pour le futur, personne ne sait comment le monde va évoluer. Une chose est sûre, nous sommes bien conscients du risque auquel on s’expose en acceptant de divulguer nos informations personnelles mais nous sommes tellement addicts aux nouvelles technologies que nous n’arrivons plus à nous en passer. En somme, sans le savoir, notre vie privée s’étale dans des dizaines de milliers données web, et s’entasse dans d’énormes data centers. Nous sommes en quelque sorte, les produits d’un énorme marché dont on ignore l’existence.

Par Ghita Tagnaouti et Jihad Benkaddour, promotion 2017-2018 du M2 IESCI

Sources

https://iab.org/wp-content/IAB-uploads/2011/03/fred_carter.pdf

http://www.ageris-consulting.com/wp-content/uploads/2016/04/Livre-Blanc-Privacy-By-Design.pdf

http://www.cil.cnrs.fr/CIL/spip.php?article2602

https://cnpd.public.lu/fr/dossiers-thematiques/nouvelles-tech-communication/privacy-by-design.html

http://www.infopresse.com/article/2018/2/9/le-sexisme-de-l-assistant-vocal

https://www.piloter.org/techno/gestion-de-la-connaissance/agent-intelligent.htm

L’article Agents intelligents : « Privacy by Design » est apparu en premier sur Master Intelligence Economique et Stratégies Compétitives.

]]>
RGPD : à quelques semaines de son entrée en vigueur, quelles discussions sur Twitter ? https://master-iesc-angers.com/rgpd-a-quelques-semaines-de-son-entree-en-vigueur-quelles-discussions-sur-twitter/ Thu, 05 Apr 2018 09:34:11 +0000 https://master-iesc-angers.com/?p=2833 Les problématiques autours de la gestion des données personnelles sont brutalement revenues sur le devant de l’actualité avec la révélation de l’affaire Cambridge Analytica impliquant Facebook dans un scandale où les données de 50 millions de comptes auraient été utilisées… Continuer la lecture

L’article RGPD : à quelques semaines de son entrée en vigueur, quelles discussions sur Twitter ? est apparu en premier sur Master Intelligence Economique et Stratégies Compétitives.

]]>
Les problématiques autours de la gestion des données personnelles sont brutalement revenues sur le devant de l’actualité avec la révélation de l’affaire Cambridge Analytica impliquant Facebook dans un scandale où les données de 50 millions de comptes auraient été utilisées à des fins de manipulation politique lors de la dernière campagne présidentielle Américaine.

Ce scandale marque la prise de conscience d’une série d’acteurs sur le consentement au recueil de ces données : dans la foulée de l’affaire Cambridge Analytica, il a été révélé que l’application Facebook installée sur les téléphones opérant sous Android recueillait un ensemble de données auquel elle n’aurait pas dû avoir accès : journal d’appels et de messages envoyés, numéros de téléphone des contacts …

Au-delà de la question du consentement vient la question de l’éthique. Dans le cadre de l’affaire Cambridge Analytica, la collecte de données visait à influencer certains utilisateurs du réseau social Facebook en ciblant de manière précise par le biais de publicités les électeurs susceptibles de voter pour Donald Trump maintenant président des États-Unis ; un tel procédé remet en cause le libre-arbitre des internautes et interroge sur l’impact que certaines entreprises du numérique peuvent avoir sur des processus normalement strictement encadrés par les institutions.

Si Facebook est aujourd’hui particulièrement sous les feux des critiques à la suite de ces révélations, il n’est néanmoins pas le seul acteur à être mis en cause pour ses pratiques douteuses. D’autres entreprises telles que Uber s’illustrent fréquemment par leur gestion erratique en matière de données personnelles, allant des fuites de données masquées au grand public jusqu’au suivi de ses clients via le GPS de leur smartphone une fois la course terminée …

Dans l’Union Européenne et en France, ces affaires trouvent un écho particulier : le 25 mai prochain doit rentrer en application le règlement général de protection des données personnelles (RGPD), directive européenne faisant suite à la directive 95/46/CE de 1995 et visant à encadrer plus fermement la collecte et l’exploitation des données personnelles des citoyens Européens par les entreprises faisant usage de ces données.

A moins de soixante jours de l’entrée en vigueur de ce nouveau règlement, nous rappelleront les enjeux et implications de cette directive avant de nous pencher sur les discussions que suscite en France cette thématique sur le réseau social Twitter.

Données personnelles : le nerf de la guerre de l’économie numérique

La CNIL, organisme de référence en France, définit une donnée personnelle comme étant « toute information identifiant directement ou indirectement une personne physique (par exemple : nom, numéro d’immatriculation, numéro de téléphone, photographie, date de naissance, commune de résidence, empreinte digitale…) ».

Cette définition se rapproche de la conception légale française de la loi n°78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés, renforcée par la directive 95/46/CE que le RGPD viendra supplanter.

En 2018, ces données personnelles sont à la base du business-model de nombreuses entreprises : du fait du développement conjoint du Big Data permet d’explorer de grands ensembles de données, et de l’Intelligence Artificielle permettant d’exploiter et de valoriser ces ensembles de données, la donnée devient une matière première dont l’accumulation devient fondamentale pour pouvoir tirer parti de ces nouvelles technologies.

En effet, plus une entreprise sera en possession d’un nombre important de données et plus elle sera en mesure de générer un profil-type de ses utilisateurs, lui permettant ensuite de proposer une série de services à forte valeur ajoutée : des algorithmes de recommandation basés sur les gouts et préférences de l’utilisateur permettant de mieux satisfaire ses attentes et ainsi de le fidéliser à l’utilisation du service. Dans les coulisses, cela permet aussi aux entreprises de valoriser ces profils-type auprès d’annonceurs pour proposer des publicités ciblées qui vont toucher un public déjà acquis à la cause ou au produit mis en avant.

C’est sur ce procédé que reposent tous les grands acteurs du net : les résultats de Google sont préfiltrés selon les recherches effectuées précédemment par l’utilisateur, selon sa localisation, selon les déplacements qu’il a pu effectuer auparavant ou selon les appareils qu’il utilise. Même chose pour Amazon, Facebook ou Apple qui représentent les fameux GAFA ; géants Américains du numérique.

Si, comme en témoigne la popularité des biens et services proposés par les GAFA, ce business-model se montre efficace, il pose en revanche des question soulevées précédemment dans l’introduction :

  • Quid du consentement au recueil de ces données ? Si lors de chaque souscription à un de ces services, l’utilisateur accepte les Conditions Générales d’Utilisation, elles ne sont que très rarement lues. Et quand bien même ces CGU seraient lues par l’utilisateur, il est incertain que celui-ci soit mieux informé sur la nature et l’exhaustivité des données collectées, comme le révélait une publication du MIT en 2016.
  • A quelles fins sont utilisées ces données ? L’affaire Cambridge Analytica met en exergue le fait que ces données collectées ne représentent pas que des enjeux commerciaux pour les firmes qui les collectent, mais peuvent aussi intéresser d’autres acteurs aux motivations plus floues. Or il n’existe actuellement aucun droit de regard de l’utilisateur quant à la valorisation faite de ses données personnelles.
  • La question de l’anonymisation des données personnelles pose aussi question à l’heure du Big Data. Bien que ces ensembles de données personnelles soient anonymisés comme le requiert le cadre légal existant, les possibilités offertes par la prolifération des données sur Internet permettent bien souvent, en croisant et recoupant les informations, d’identifier des personnes physiques sur la base de données supposées anonymes. C’est notamment ce qu’il s’est passé lorsqu’en 2006, AOL a publié les données censées être anonymes de 20 millions de recherches effectuées par 650 000 utilisateurs, ou lorsque Netflix a donnée accès aux recommandations faites à 500 000 de ses utilisateurs en 2008.

C’est sur ces fondements que repose le RGPD, mais nous allons voir qu’il se place aussi sur un cadre plus large qui est celui de la place de l’Europe dans l’économie numérique.

Les fondements du RGPD

L’Europe, souvent qualifiée de « colonie numérique » du fait de la domination Américaine via les GAFA d’un côté, et de celle de la Chine via les BATX (pour Baidu, Alibaba, Tencent et Xiaomi) de l’autre, prend conscience de ses faiblesses en termes d’économie numérique.

Du constat de cette domination étrangère, la Commission Européenne a développé une stratégie pour un marché unique numérique en Europe (Abrégé en « MUN » pour Marché Unique Européen) dont le but est de promouvoir un « espace dans lequel la libre circulation des biens, des personnes, des services et des capitaux est garantie… Un espace où les particuliers et les entreprises peuvent, quels que soient leur nationalité et leur lieu de résidence, accéder et se livrer à des activités en ligne dans un cadre garantissant une concurrence loyale et un niveau élevé de protection des consommateurs et des données à caractère personnel ».

Cette stratégie repose sur trois piliers principaux que sont :

  • L’amélioration de l’accès aux biens et aux services numériques dans toute l’Europe pour les consommateurs et les entreprises.
  • L’offre d’un environnement propice au développement des réseaux et des services innovants en soutenant les entreprises européennes, mais en renforçant également la protection des données personnelles.
  • La maximisation du potentiel de croissance de l’économie numérique européenne.

Le RGPD s’inscrit directement dans ce contexte en proposant un cadre harmonisé entre les différents pays Européens, mais aussi en imposant des règles strictes aux entreprises étrangères venant à collecter et traiter les données personnelles des citoyens Européens.

Parmi les innovations proposées par le RGPD se trouvent plusieurs éléments, dont les plus importants semblent être le droit à la limitation de traitement et le droit à la portabilité.

Le droit à la limitation de traitement signifie que toute personne doit avoir consenti clairement à la collecte et l’exploitation de ses données personnelles, mais aussi qu’il existe la possibilité de s’opposer au profilage effectué et d’invoquer un droit à l’oubli plus ferme que le droit au déréférencement existant actuellement.

Le droit à la portabilité signifie lui qu’il sera possible de demander le transfert de l’intégralité de ses données personnelles de manière gratuite d’un prestataire à un autre, impliquant un plus grand contrôle et une plus grande transparence sur les détenteurs de ces données. Ce droit à la portabilité encadre également les transferts de données qui pourraient avoir lieu au départ de l’Union Européenne, permettant de mieux encadrer les activités des grandes entreprises du numérique étrangères.

L’arsenal répressif Européen se retrouve lui aussi renforcé, avec la possibilité d’infliger aux entreprises ne respectant pas le RGPD des sanctions pouvant aller jusqu’à 4% du chiffre d’affaire mondial et représentant un montant colossal pour les GAFA ou les BATX.

Si ce projet est ambitieux, il comporte néanmoins certaines limitations pratiques : une étude de Seinzing, éditeur de logiciel, révélait qu’en France, 27% des entreprises interrogées n’étaient pas certaines d’avoir correctement cartographié l’ensemble de leurs données, et 31% des entreprises doutaient de leur capacité à être en conformité avec le nouveau règlement à la date du 25 mai. La faute à un projet demandant des moyens considérables tant pour les PME que les grandes entreprises avec la nécessité de nommer un Chief Data Officer ou délégué de protection des données, mais aussi du coût de traitement des demandes liées au RGPD qui pourrait représenter de 172 à 1289 heures par mois, nécessitant alors un ajustement des ressources humaines de l’entreprises et donc une hausse des charges.

Dans ce contexte à la fois incertain pour les entreprises, mais aussi riche au niveau de l’actualité, nous pouvons alors nous intéresser à la manière dont est traité le sujet sur les réseaux sociaux, et en particulier sur Twitter, via l’utilisation de l’outil Visibrain.

Quelles discussions sur Twitter ?

Un premier constat que nous pouvons faire est que si l’affaire Cambridge Analytica a été commentée sur Twitter, le rapprochement n’a pas été fait avec l’entrée en vigueur imminente du RGPD. La période analysée correspond à un mois de tweets, du 25/02/2018 au 27/02/2018, sur toutes les mentions du RGPD dans des tweets en français.

Comme nous pouvons le voir, le volume de discussion autour du RGPD (en bleu) est resté à un niveau similaire à celui des semaines précédant l’éclatement de l’affaire.

En s’intéressant d’un peu plus près à ces discussions, on constate également que les discussions se font beaucoup moins nombreuses au sujet du RGPD les week-end, pouvant nous laisser penser à une communication de la part de professionnels ou d’institutions, en opposition avec l’affaire Cambridge Analytica et le hashtag #DeleteFacebook d’appropriation plus populaire.

Pour voir cela de manière plus précise, nous pouvons cartographier les utilisateurs ayant twitté au sujet du RGPD afin de détecter les influenceurs et les communautés dans lesquelles ils évoluent.

Ainsi, il est possible d’identifier 4 communautés qui se démarquent :

  • En vert, se retrouve la communauté autour de la CNIL. La CNIL étant l’organisme en charge de l’encadrement du RGPD en France, elle publie nombre de messages informatifs et de fiches conseils par le biais de Twitter. Ses messages sont donc repris dans un but de diffuser l’information aux acteurs pouvant être impactés par le RGPD.
  • En bleu, on retrouve Mounir Mahjoubi, Secrétaire d’État auprès du Premier ministre chargé du numérique, mais aussi le compte du ministère de la Justice, celui de Syntec Numérique (le syndicat des professionnels du numérique) ou la Quadrature du net, association de défense des droits et libertés sur le net.
  • En violet, on retrouve le quotidien Nextinpact et son fondateur Marc Rees, impliqué sur l’actualité de l’informatique, mais aussi Guillaume Champeau, directeur des relations publiques du moteur de recherche Qwant dont la particularité est qu’il ne collecte pas les données personnelles !
  • En orange, ZDNet, l’Usine Digitale, le Journal du Net ou French Web. Un ensemble d’acteurs traitant l’actualité technologique et numérique avec une ligne éditoriale plutôt tournée vers les entreprises et les professionnels.

Mention particulière à Jeff Pillou dont le tweet a été le plus repris sur cette thématique mais principalement par des comptes qui se trouvent isolés des autres acteurs communiquant au sujet du RGPD.

On peut chercher à détailler un peu plus ces communautés pour voir la manière dont elles sont structurées.

Ainsi, on peut voir que les deux communautés qui se démarquent sont celles en violet autour de Nextinpact et de Guillaume Champeau, et autour de Mounir Mahjoubi et autres comptes plus institutionnels. La communauté autour de la CNIL est plus éparse et confirme bien le rôle de relais de l’information qu’elle tient, plutôt qu’un réel rôle d’influenceur sur la thématique. En filtrant ces données pour ne garder que les comptes les plus influents, nous pouvons aborder les dynamiques qui existent entre ces comptes.

On peut observer qu’il existe de nombreux liens entre les acteurs malgré leur appartenance à des communautés différentes, indiquant une unité autour du message véhiculé et un effort commun pour informer et éduquer au sujet de cette nouvelle directive.

Ce filtrage permet aussi de faire apparaitre certains acteurs particuliers tels que des professionnels de l’hébergement cloud pour lesquels la question de la gestion des données personnelles est plutôt sensible, mais aussi de comptes en lien avec les ressources humaines, témoignage de la pression qu’exerce sur les entreprises la mise en conformité. Quelques comptes en lien avec secteur juridique font aussi leur apparition.

Ici, pas de grande surprise au niveau des hashtags avec des termes assez génériques faisant référence au RGPD, aux données et à leur protection que l’on retrouve en français et dans leur équivalent anglais. Une timide mention est faite des GAFA et de Facebook, ainsi que des ressources humaines.

En revanche, si on s’intéresse aux hashtags moins utilisés, on voit alors apparaitre des thématiques plus spécifiques en lien avec les comptes influents vus précédemment.

Ici, le lien entre le RGPD et l’entrepreneuriat, l’innovation, le conseil juridique et la protection de la vie privée est bien visible, même s’il représente une faible portion de l’ensemble des hashtags utilisés sur la thématique.

En définitive, si le RGPD mobilise bien sur Twitter, il mobilise en revanche un type d’acteurs spécifique : les professionnels et experts du numérique. Comment expliquer cela alors que, comme nous avons pu le voir, l’affaire Cambridge Analytica provoque elle aussi un nombre important de réactions sur le réseau social ?

Un premier élément de réponse vient du sujet en lui-même, un sujet complexe par ses aspects légaux et faisant appel à des concepts techniques nécessitant une certaine culture du numérique pour avoir conscience des enjeux qui sont mis en balance. Cette nature du RGPD fait que les messages publiés à son sujet sont des messages plutôt fondés sur l’analyse, tandis que l’affaire Cambridge Analytica provoque elle des réactions épidermiques moins propices à la réflexion.

Un second élément de réponse vient du fait que les contraintes du RGPD reposent principalement sur les entreprises, ce sont donc elles qui sont le plus exposée à la thématique et donc les plus à même de communiquer à son sujet, tandis que la majorité des citoyens français n’a probablement pas connaissance de l’entrée en vigueur de ce nouveau règlement mais possède bien un compte Facebook et se sent donc plus impliquée par l’affaire Cambridge Analytica.

Par Benoit Fournier, promotion 2017-2018 du M2 IESCI

Références

Barreau, C. (2016). Le marché unique numérique et la régulation des données personnelles. Annales des Mines – Réalités industrielles, août 2016, (3), 37-41.

Tanghe, H. & Gibert, P. (2017). L’enjeu de l’anonymisation à l’heure du big data. Revue française des affaires sociales, 79-93.

Texier, B. (2018, Février 23). RGPD : des chiffres qui font mal ! Récupéré sur Archimag : http://www.archimag.com/demat-cloud/2018/02/23/rgpd-chiffres-font-mal

L’article RGPD : à quelques semaines de son entrée en vigueur, quelles discussions sur Twitter ? est apparu en premier sur Master Intelligence Economique et Stratégies Compétitives.

]]>
Amazon à la conquête du monde ? https://master-iesc-angers.com/amazon-a-la-conquete-du-monde/ Wed, 04 Apr 2018 09:15:12 +0000 https://master-iesc-angers.com/?p=2798 Le 6 Mars dernier, le magazine Forbes publiait son populaire classement annuel des plus grandes richesses du monde. Parmi eux, on y retrouve des figures habituelles comme Warren Buffet, ou du côté français Bernard Arnault et la riche héritière Françoise… Continuer la lecture

L’article Amazon à la conquête du monde ? est apparu en premier sur Master Intelligence Economique et Stratégies Compétitives.

]]>
Le 6 Mars dernier, le magazine Forbes publiait son populaire classement annuel des plus grandes richesses du monde. Parmi eux, on y retrouve des figures habituelles comme Warren Buffet, ou du côté français Bernard Arnault et la riche héritière Françoise Bettencourt Meyers. Cependant, Bill Gates jusqu’alors quasiment toujours en tête du classement, s’est fait dépasser par Jeff Bezos, le fondateur d’Amazon, grâce à une hausse des actions de l’entreprise de 59% ces 12 derniers mois, doublant ainsi sa fortune estimée à 112 milliards de dollars en 2018.

C’est pour le moins une croissance fulgurante qu’a connu M. Bezos depuis sa première apparition dans le classement Forbes en 1999. A cette époque, l’entreprise connaissait déjà une ascension spectaculaire à WallStreet, 100€ investis dans la société en 1997 aurait pu vous faire gagner plus de 65 000€ aujourd’hui. En gagnant près de 40% en bourse chaque année pendant 20 ans, Amazon voit donc son patron aux commandes d’une des plus grosses multinationales mondiales.

Anciennement spécialisé dans la vente de livres en ligne et l’offre se diversifiant au fur et à mesure, Amazon vend maintenant une large gamme de produits très différents les uns des autres. Le point fort de la société dès le départ : accepter de ne faire aucun bénéfice lors de ses ventes, ce qui lui a permis de créer un réel avantage concurrentiel à l’époque afin de se hisser aujourd’hui à la tête des commerces en ligne, à la grande surprise de tous.

Ainsi, après un tel succès, Amazon a décidé de ne pas s’arrêter là et veut continuer son expansion mondiale. Quelle est donc la stratégie d’Amazon afin de s’ouvrir à d’autres marchés, notamment étrangers ?

Amazon investit dans des start-ups et secteurs diversifiés

Ce mois-ci, Amazon continue de faire croître sa valeur en bourse avec une avancée à +6,86, par exemple, le 8 mars dernier.

Mais Amazon envisage la suite avec encore plus d’optimisme puisque l’entreprise a récemment dévoilé vouloir se diversifier au niveau de ses offres.

Tout d’abord, la société aimerait pouvoir proposer des comptes bancaires à sa clientèle. Amazon étant déjà en pourparlers avec quelques grandes banques américaines pour le lancement de son service bancaire. En effet selon le Wall Street Journal, le géant du e-commerce pourrait signer un accord avec JP Morgan Chase ou Capital One, deux potentiels partenaires qui permettraient d’offrir ce service tout d’abord destiné aux jeunes usagers d’internet. Toutefois, rien n’est encore sûr puisque ses partenariats s’annoncent pour le moins délicats à réaliser.

Dans le secteur de la santé cette fois, Amazon, qui vend déjà des médicaments sans ordonnance en ligne, voudrait pouvoir commercer du matériel médical en raison de l’explosion des coûts aux Etats-Unis. Toujours avec JPMorgan Chase, dont le PDG est un proche ami de Jeff Bezos, Amazon compte créer un système de protection sociale pour les employés de l’entreprise dans un premier temps. Mais le secteur de la santé comme le secteur bancaire sont des marchés très complexes et régulés, il faudra sûrement du temps avant de concrétiser les ambitions de M. Bezos.

De plus, et comme Amazon a l’air de tout pouvoir se permettre, la société rachète une start-up californienne nommée UnityBiotechnology pour une centaine de millions de dollars. Cette petite société qui travaille dans le développement de traitements pour retarder les effets des maladies liées à l’âge, a pour ambition de vouloir ralentir le processus de vieillissement du corps mais aussi prévenir les maladies de l’âge dès l’enfance. Elle garantirait ainsi la longévité de l’être humain et augmenter son espérance de vie ce qui s’avère être un défi de taille à l’avenir.

Enfin, le PDG d’Amazon qui veut continuer son développement dans le secteur des objets connectés a récemment racheté la société RING, qui vend des sonnettes et des caméras de surveillance connectées via Wi-Fi, pour plus d’un milliard de dollars. Ainsi, la société monopolise petit à petit le marché pendant qu’elle développe son activité de distribution avec sa marketplace ou son autre récent achat WholeFoods. On estime également que des concurrents dans le secteur de la livraison comme UPS ou La Poste (Colissimo) vont sûrement se voir détrôner dans les années à venir.

Objets connectés et intelligence artificielle à l’appui

Son expansion accrue, la société aurait récemment décidé de ne plus vendre les produits Nest de Google, les deux géants se livrant à une guerre acharnée depuis quelques mois. Effectivement, Nest créé des objets connectés d’intérieur dont Google avait officialisé le rachat en 2014 et c’est le 6 mars dernier qu’Amazon a annoncé ne plus vouloir référencer ces produits en ligne.

C’est une guerre qui avait démarré notamment avec le refus de Jeff Bezos de commercialiser l’enceinte Google Home, faisant concurrence à l’enceinte Amazon Echo développée par l’entreprise. Ce produit, dont l’assistant vocal s’appelle “Alexa”, réunit de nombreuses fonctionnalités comme l’écoute de musique, les recherches sur Internet, le contrôle de la “smart home” (thermostat ou éclairage par exemple), ou autres…

Amazon Echo arriverait dans l’hexagone en 2018 et serait estimée à 3,5 milliards de dollars de recette en 2021. Carrefour a notamment rejoint Google pour pouvoir contrebalancer l’influence d’Amazon Echo en apportant un appui supplémentaire sur le développement de nouvelles fonctionnalités. A noter qu’Apple entre également dans le commerce d’enceintes connectées avec son Apple Homepod.

Ce n’est pas uniquement dans le secteur des objets connectés qu’Amazon compte miser. La société a déjà investi dans le domaine de l’intelligence artificielle avec l’inauguration de son premier magasin sans personnel et à reconnaissance faciale, le 22 janvier dernier à Seattle (Etats-Unis). En effet, ce principe “just walk out” (ou “juste sortir”), est une technologie de disruption qui fait prendre un large coup d’avance à la société : grâce à des caméras fixées couplées à des algorithmes de vision artificielle (computer vision), plus besoin d’attendre à la caisse, il y a juste à prendre le produit qui nous intéresse et partir.

C’est aussi grâce au deep learning et à la sensor fusion que ce système a pu être mis en place, en reposant principalement sur des reconnaissances d’images ou en utilisant la vision robotique. Ce modèle de supermarché semble avoir de beaux jours devant lui puisqu’on prévoit une augmentation des parts de marché de 20 à 40% d’ici 2020.

Une concurrence chinoise en hausse

Amazon qui, au fil des années, est devenu la référence numéro 1 en Occident, voit un principal concurrent émerger de l’autre côté de la Terre : il s’agit d’Alibaba, dirigé par le célèbre Jack Ma. Le site est, contrairement à Amazon, uniquement une marketplace destinée au commerce de gros pour entreprises, mais aussi pour particuliers notamment via le site AliExpress.com. TaoBao également, est un site chinois appartenant à Alibaba qui est à l’origine de plus de 80% des ventes de la firme.

Les bénéfices d’Alibaba, d’environ un quart de son chiffre d’affaires, ont permis à la société de s’implanter dans 8 pays dans le monde représentant un marché de 3 milliards d’habitants. Alibaba possède également des offres similaires à Amazon comme Alibaba cloud, Alitrip ou Flizy mais encore Alipay qui est un service de paiement.

Le seul point faible du site chinois d’e-commerce : ne pas avoir un poids suffisamment important en Occident pour pouvoir s’imposer face à Amazon. A l’origine M. Bezos avait pour but d’étendre son pouvoir en Chine, en investissant des millions de dollars afin de convertir les Asiatiques à la mode Amazon, mais il échoua à cause de barrières culturelles trop importantes.

C’est ainsi que le patron d’Amazon veut se lancer à la conquête du marché indien qui représente 1,3 milliard d’habitants. Avec un tel marché acquis, Jeff Bezos pourrait se vanter de gagner de plus en plus de parts de marché en Asie, face à son concurrent chinois, qui essaie de suivre à la trace Amazon en se diversifiant et se globalisant tout autant.

Alibaba commence aussi à investir sur la qualité de ses livraisons, en investissant dans SingPost, le système postal de Singapour, et en rachetant Cainiao, un réseau logistique chinois. Il a également lancé une enceinte connectée en réponse à l’Amazon Echo : il s’agit du Tmall Genie X1, avec pour assistant vocal “AllGenie”. Tout comme Amazon, l’intelligence artificielle est au cœur des stratégies de vente de la firme chinoise qui compte investir 15 milliards de dollars en R&D dans ce domaine entre 2018 et 2021, afin d’améliorer les prédictions de comportements des utilisateurs.

A noter que les progrès chinois en matière d’intelligence artificielle sont impressionnants ces derniers temps notamment suite à l’annonce de l’ouverture prochaine d’un site dédié entièrement à l’intelligence artificielle à Pékin dans un pays où les investissements dans le domaine ont augmenté de 141% en une année.

CONCLUSION

Amazon qui a vu son offre se diversifier au fil des années notamment grâce aux investissements sur le “cloud”, le streaming vidéo, les télés ou les enceintes connectées, ne compte pas s’arrêter en si bon chemin.

En effet, la société qualifiée de “firme du futur”, dont la stratégie d’expansion est pensée depuis plus d’une décennie, a d’abord commencé par une stratégie de diversification. Offrant aujourd’hui un large choix de produits, Amazon s’assure de récupérer de grandes parts de marché.

La publicité télévisée d’Amazon vantant la technologie au service du client dès 2012, la firme rassure sa clientèle sur le fait qu’elle est en avance technologiquement parlant et qu’elle compte investir dans ce secteur dans les années à venir. C’est récemment, via le développement des objets connectés et l’essor de l’intelligence artificielle, que la société montre son potentiel dans le monde entier, notamment concrétisé par l’ouverture d’un magasin sans caisses aux Etats-Unis.

Jeff Bezos a déclaré vouloir s’ouvrir aux secteurs bancaire et de la santé, deux marchés très stricts et régulés, avec l’aide de JP MorganChase. Il faudra donc de la patience à Mr Bezos pour voir concrétiser ses ambitions. Amazon Bank ne devrait donc pas ouvrir de suite.

Aujourd’hui, l’entreprise représente plus de 60% de l’audience des sites marchands en France, avec pour principaux concurrents la FNAC, Carrefour ou encore Cdiscount, qui ne voient pas leur fréquentation augmenter, eux. En revanche, son plus gros concurrent  Alibaba venu de l’empire du milieu compte livrer une guerre sans merci au géant américain, spécifiquement dans le domaine de l’intelligence artificielle.

La stratégie du PDG d’Amazon est aujourd’hui de rivaliser avec Alibaba en Inde, et, à l’avenir, ces deux entreprises vont continuer à innover et à évoluer, dans plusieurs secteurs différents. C’est notamment grâce à leur avantage structurel de long terme, c’est-à-dire leur faiblesse de coût d’acquisition clients et la capacité à collecter énormément de données clients en très peu de temps qu’un futur profitable s’ouvre à eux. Ainsi, lequel des deux business models fera la différence ?

Par Maëlle Texier, promotion 2017-2018 du M2 IESCI

Sources

https://lentreprise.lexpress.fr/actualites/1/actualites/milliardaires-le-fondateur-d-amazon-ravit-la-1ere-place-a-bill-gates_1990192.html

http://www.europe1.fr/emissions/la-une-de-leco/amazon-histoire-dune-ascension-spectaculaire-3331532

http://www.europe1.fr/technologies/amazon-ne-veut-plus-des-produits-de-nest-et-google-3591611

https://www.usine-digitale.fr/article/amazon-alexa-google-home-la-guerre-des-assistants-vocaux-pour-la-smart-home.N664939

https://www.lesnumeriques.com/vie-du-net/amazon-pourrait-proposer-comptes-bancaires-n72179.htm

https://www.wsj.com/articles/are-you-ready-for-an-amazon-branded-checking-account-1520251200

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/services/distribution/amazon-l-ogre-de-la-distribution-s-attaque-maintenant-a-la-sante-768961.html

https://siecledigital.fr/2018/02/28/amazon-continue-son-integration-horizontale-en-rachetant-ring/

https://www.thrillist.com/tech/nation/amazon-jeff-bezos-anti-aging-unity-biotechnology

https://www.sciencesetavenir.fr/high-tech/data/le-mystere-amazon-go-quelles-technologies-pour-le-supermarche-du-futur_110932

https://www.bloomberg.com/news/articles/2018-03-05/after-losing-china-jeff-bezos-really-wants-to-win-in-india

https://start.lesechos.fr/actu-entreprises/technologie-digital/amazon-vs-alibaba-le-match-des-geants-9068.php

http://www.cnetfrance.fr/news/l-intelligence-artificielle-arme-fatale-d-alibaba-pour-supplanter-amazon-39864446.htm

L’article Amazon à la conquête du monde ? est apparu en premier sur Master Intelligence Economique et Stratégies Compétitives.

]]>